Feline II

L'histoire continue sur Feline II ! Toujours des mots, des rayures, de la musique et du chocolat... Enjoy :3

mercredi 28 novembre 2007

Au Sud, rien de nouveau

Ah, comme c'est étrange, un gens. Une bête bien particulière, avec qui il est facile de cohabiter, ou non. En tout cas, un gens, ça surprend toujours. For better and for worse - we're stick all together, in pain, anger, idiocy, murder, death, birth and love

Au Sud, rien de nouveau. J'étais partie un soir et une journée pour Montpellier, voir Gad Elmaleh le soir, la ville le jour. Que du plaisir, et une bonne manière de prendre du recul. Mes nerfs abordent plus facilement les nouvelles emmerdes, preuve que j'ai bien décompressé - et ça fait du bien. Parce que maintenant, je suis à nouveau à Perpignan pour la vie de tous les jours, et bon, il faut encore se battre pour avoir cours, par exemple. L'absurde, il faut en rire.

Prenons les choses dans l'ordre. Vendredi 23 au soir, Montpellier (quelque part dans la campagne où ils ont caché le) Zénith Sud. C'est grand - grand. C'est des sièges qui ont l'air pourris aussi. Mais en fait on est bien assis. Remarque qui a l'air simple, comme ça, mais tout le monde se soucie de son popotin, au fond.
Première partie, 20h30 et quelques, on attend Gad Elmaleh, et c'est une nana qui débarque. Sur un piano. Et un micro. Elle chante. Aie. Miss Pauline à la chanson !
En fait, Gad est aux chiottes, et pour faire oublier son retard, il a envoyé sa pote pour nous sortir trois-quatre chansons braillées dans un micro mal réglé. Elle est acclamée, mais d'une part pour son jeu au piano, et d'une autre parce que c'est l'excitation totale dans la salle en attendant le bien populaire M. Elmaleh. (Nb : non je sais pas s'il était aux chiottes ou pas à ce moment, je disais ça pour la vanne, faut pas tout prendre au sérieux non plus)
Il doit être 21h quand - enfin - elle nous laisse attendre - tranquillement - le monsieur pour qui on a payé. Ouaiiis bravooo casse toiii on veut Gaaad mais elle est ravie. Ecoute, chacun trouve son bonheur où il peut hun.

Et enfin, il débarque sur scène. Entrée en fanfare, évidemment. "Papa est en haut" commence.

Avec tous les emmerdes et imprévus que j'ai eu pour réussir à le voir enfin sur scène, j'avoue que j'ai eu peur que son spectacle soit moins bien que le précédent. Du style du premier - sympa, mais on rigole pas tout le temps.
Hé bien, j'ai été rassurée! A peine arrive-t-il sur scène, que ça y est, ça commence, il balance vanne sur vanne, et quelles vannes! Encore de nouvelles phrases cultes à sortir régulièrement en société (enfin, pour l'instant ça fait un peu private joke entre ceux qui ont eu la chance de voir son nouveau spectacle).
Sur le même style que le précédent, ce spectacle est parsemé d'observations fines du quotidien... Chez le coiffeur, la St Valentin (houlà, la st Valentin "terrain glissant didonc!"), le resto du riche, Monsieur dans les magasins, les gamins... Et surtout, surtout... Papa et son gosse. D'où le titre du spectacle, finalement très compréhensible une fois qu'on a vu tout ça.

"Papa est en haut" - humour du début à la fin, quelques fines allusions au spectacle précédent et surtout le dvd, attention les ventres et les maxilliaires, personnellement j'ai eu mal hun. Pertinent en restant à la limite du "bon enfant", jamais vulgaire, Gad Elmaleh fidèle à lui-même pour un spectacle qui nous donne l'impression d'une nouvelle maturité : des observations du jeune "pompel-hop" qui fait la fête comme un australopithèque, on passe à celles du papa, qui au fond n'a pas vraiment changé... Si ce n'est qu'il tient la main de son fils. Les lumières s'éteignent pour le salut, on est surpris que ce soit déjà terminé, et sur une jolie note d'émotion.

Alors Gad Elmaleh, 3ème édition,
on adore : son humour et lui-même, qui n'ont pas changé, sa nouveauté qui ne déçoit pas, sa complicité avec le public
on aime moins : les groupies qui, depuis qu'elles ont vu dans le dvd qu'il avait répondu à l'une d'elles, gueulent à presque toutes ses vannes avec "finesse" et "humour" dans l'espoir d'obtenir son attention toute particulière. A un moment c'était tellement lourd qu'il avait lui-même l'air gavé. Merde, laissez-le la sortir sa vanne!

Il est donc 23h passées quand on arrive à l'hôtel, assez concentrés dans l'angoisse d'oublier toutes les vannes qu'on voulait ressortir. Baf découvre. C'est l'extase devant les sachets de thé et de café disposés à notre intention sur la table - et alors les bonbons sur l'oreiller, je vous raconte pas. Je venais de le lui faire remarquer, mais non, il m'écoute jamais et "oooh mais on peut chauffer l'eau!". C'est pas grave :  le lendemain il maudira en secret cet engin, parce qu'un connard dans la chambre à côté aura "passé la nuit à se faire du thé avec".
Le lendemain, chance, il fait super beau, pas un pet de vent, on va pouvoir arpenter ma ville préférée sous la température idéale. Il est un peu moins de 9h quand je sors de la salle de bain en ayant bien dormi, et réveille - apparemment - Baf, qui n'a pas bien dormi. Gomen, mais au moins, grâce à moi, de temps en temps tu vois le matin hun! Huuun?
Facture, carte de la ville, on est parés, on sort direction : place de la Comédie, pour le ptit déj. Baf ne connaît pas la ville que j'adore, alors - hinhin - c'est plus ou moins à moi de le guider. Que personne n'écoute cette mauvaise langue : si j'ai un peu galéré à un moment pour retrouver le centre, sans moi, il n'aurait jamais atteint la place de la Comédie. Kss ksss. Et encore moins découvert le si beau centre de Montpellier! Hun? Hun? Hun? Avoue au moins!

Bref. On se découvre un café fétiche (on fait ça partout où on va en fait, on doit vraiment être des graines d'ivrognes). Puis on part faire fumer mon compte. Oui, surtout le mien, mais c'est normal, j'avais décidé de me "faire plaisir". Ahem.
Vers 13h, déjà exténués, on s'arrête à un resto italien, faute de trouver un sushi bar moins cher et avec plus de sushis que le resto japonais à côté. Arpenter Montpellier, c'est crevant hun. Le Polygone, Sauramps, la rue de l'Argenterie, le reste du centre.... Un petit passage au "Dolce Italia" à midi (enfin, presque) aura été très agréable pour récupérer de tout ça. Et très bon :3

Il doit être 14h quand on repart à la conquête de Montpellier. Et 17h passées quand on s'échoue à la gare, crevés. Je crois avoir remercié une divinité quelconque pour l'absence de grève ou de retard, parce qu'à mon avis, on aurait eu du mal et ça aurait gâché la journée - si bonne au demeurant.
On attrape donc notre train sans encombres (si ce n'est qu'on apprend que seule la tête du train part et que le cul reste, ce que je n'ai toujours pas compris) et le voyage de retard se fait - presque - de la même manière. Je dis "presque" parce qu'un gamin a fait chier tout le wagon, jusqu'à ce que sa mère comprenne que la seule bonne méthode c'est la baffe. Mais dans l'ensemble, on a survécu, et même pas dormi.

Par contre, la nuit même, je peux vous dire qu'on a ronqué dur...

Samedi 24 à Montpellier donc,
on adore, tout simplement.

A refaire, chaque fois que je pèterai un plomb :) Je vous rassure (et Baf rassure ton compte en banque), en vrai de vrai, c'est pas si souvent.

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vendredi 23 novembre 2007

Arrête arrête, j'ai trop bu !

Juste pour dire qu'aujourd'hui je peux pas poster, je vais voir Gad Elmaleh au Zénith (si tout va bien) !
Mais non, soyez pas jaloux, je vous dirai si c'était bien. Je ferai une petite revue :D Mais à partir de Dimanche (encore une fois si tout va bien), parce que je rentre que la veille au soir.

Love & Rayures sur vous~

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jeudi 22 novembre 2007

[Interview Tag] Je te dis tout!

Mini interview je suis taguée volontaire (sisi, ça existe) grâce à ce post de Na-chan :3

1/ Leave me a comment saying anything random, such as your favourite lyrics from the song you keep listening to lately. Or your favourite type of sandwich. Something random. What you feel like saying.

2/ I'll answer back asking you 5 questions to get to know you better.

3/ You'll post your answers on your LJ.*

4/ You have to include this explication and offer to ask questions to others.

5/ You'll then ask 5 questions to the people who comment.

1/ Quel est ton animal préféré ?
Euh... Mes deux chatons ! ça fait plus original que "le chat" déjà et en plus c'est bien plus vrai ! Non mais si c'est vrai, je vais pas répondre "les pingouins de patagonie" ou "les lucioles vertes et rouges du Turkistan" juste pour être plus originale hun.
Mh?
Ah oui, bon bah je sortirai à la fin des questions plutôt...

2/ C'était qui ton amour de jeunesse ? (à la téloche ou au ciné :p)
Anhhh la question... J'suis pas une fille normale moi (tout pour faire chier mon monde de toute façon), mes amours de jeunesse sont des personnages fictifs, genre de dessins animés que personne connaît comme "Air Academy" ou même des personnages de Bds, donc bon... Et rien ne me marque vraiment là, tout de suite, comme ça à froid. Ahem.

3/ Y'a-t-il une chose que tu aimerais changer dans ta vie ?
Non mais tu poses de ces questions toi... Pourquoi moi? #instant dramatique#
Bon alors, euh... Une chose que j'aimerais changer dans ma vie... Avoue, tu l'as péchée dans Cosmo celle-là hun. Non? Bon bah Marie-Claire alors. Non c'est un magazine. C'est pas grave, laisse tomber, je meuble. Ahem. Une chose...
J'aimerais changer l'envie de vouloir toujours tout changer.
(Quoiii? Encore je sors?!)

4/ Pourquoi KuroFye et pas autre chose ? (la question destinée à la Gwen unique xDDD <3)
Et pourquoi pas?
#et sur cette réponse fracassante, Gwen quitte la scène la tête haute et...#
Comment ça "refusée"?!
#... et rate la marche#
Maiiis... Bon...
Alors KuroFye parce que ZoSan ça colle pas à mes yeux (et RoyEd encore moins uhuhuhu) et qu'en vrai à la base je suis pas vraiment une fangirl. Je croise des regards suspicieux là mais j'm'en fous, c'est vrai, je fangirlise que pour le KuroFye, voilà, KuroFye c'est bon, mangez en.
Plus sérieusement parce que ce sont deux personnages admirablement créés et mis en mouvement par les Clamp et que leur relation est fondée sur une antithèse complète, et que leurs paradoxes m'attirent énormément. Et t'en trouveras pas beaucoup des fangirls qui te feront une analyse aussi poussée (oui messieurs dames, poussée) à 22h passées du soir après avoir galéré toute la soirée pour trouver un hôtel. Je suis une fangirl guerrière.

5/ Ta chanson du moment ?
Thanks for the memories de Fall out boy
Parce que j'ai passé hier bien 3 à 4 heures dans la cafèt de la Fac (pour bosser) avec la Tv (ouioui, pour bosser) sur la chaîne des clips et celui-ci est passé bien une dizaine de fois et à chaque fois toute ma tablée secouait la tête comme une bande de secoués de la pulpe du fond. C'était culte, donc j'ai retenu et j'écoute encore la chanson chez moi. Reste à voir quand je la prendrai en maladie uhu.
Sinon pour la chanson en elle-même aucun rapport particulier aux paroles. Les singes du clip étaient marrants. Mais je peux pas blairer le beau gosse du groupe je sais pas pourquoi... C'est sa gueule juste. Le pauvre.

Et des questions pour Na-chan en retour pour le fun! :D

1/ Est-ce que tu aimes qu'on te prenne en photo ou est-ce que tu développes une allergie à l'objectif braqué sur toi? (sisi, question vachement importante et profonde)
2/ tu mesures combien? (itou)
3/ Y a-t-il une vie après le KuroFye? (tu l'as cherché x3)
4/ T'aimes les sushis? (*faim*)
5/ Pourquoi un blog selon toi? (et hop, on a rien vu venir, la question chiante et existentielle du jour! uhuhu)

Love & Rayures ~

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dimanche 18 novembre 2007

Bientôt, Bientôt - Un jour, mais pourquoi?

Pensée du jour : C'est "à Dieu vat", c'est l'à Dieu qui va, c'est une distance qu'on oublie pour un moment de vide. Allons-y, puisque c'est "à Dieu vat". Mais appelez moi "la Suisse"...

Chanson du jour : Vampire Heart - Tom McRae
Here we are
In the darkest place
My reflection
Shows only your face

Le + du jour :  C'est bon de se laisser conduire en allant à la montagne, pour regarder le ciel, pépère, à l'arrière.

Le - du jour : Un jour de plus sans rien faire de plus...?

Moral 5,5/10
Au début je voulais diviser proprement la chose en deux, et mettre un 5 tout simple, mais j'ai ri et fait l'andouille cette semaine plus souvent que je n'ai eu des sautes d'humeur pittoresques. Parfois sans savoir pourquoi car le coeur n'y était pas, mais parfois finalement en ressentant ensuite un peu de chaleur. Un peu plus libre, un peu plus légère cette semaine, même si toujours le coeur un peu serré. Je me suis prescris du rire, et je n'avais même pas remarqué - dis, c'est comme ça qu'on n'étouffe plus? Je ne comprends toujours pas, mais je cherche un peu moins à comprendre, depuis qu'on cherche à me comprendre.

Forme 7/10
J'ai toujours ce qu'il faut pour faire l'andouille ou suivre en faisant croire que je suis. M'enfin, mon lit me tend les bras avec pas mal d'insistance je trouve... Et il sait se faire si séduisant... Avec tant de promesses d'oubli.

Amour ?/10
J'ai cru comprendre que c'était le genre de truc qu'en général sur un blog on aime bien savoir, et comme ici j'en parle jamais, j'ai une petite pointe de sadisme qui me donne envie de laisser la zone bien à l'ombre. Hinhin.
(Et si tout le monde s'en fout, c'est pas grave, je kiffe quand même!)

Beauté 4/10
Je fais la gueule à mon miroir en ce moment. Il m'énerve, 'pouvez pas savoir. Toujours en train de faire une expression quand j'en fais une autre. Toujours un peu trop "en-dessous" ou "à l'intérieur". Toujours jamais ce que je veux. Sauf à l'ombre. Quand on voit presque rien.

Travail 6/10
Pas de retard, à part dans le domaine fanfictien, mais je me fais un peu harceler donc je devrais accélérer (si je vous jure!). J'arrive à bosser les cours que j'aurais dû avoir grâce à l'espace de travail étudiant de la Fac, mais la motivation s'échappe au fur et à mesure que je perds l'espoir de reprendre les "vrais" cours, ceux pour lesquels je me suis inscrite à la Fac et qui m'intéressent suffisamment pour ne pas être satisfaite de papiers, de livres que je connais par coeur et de recherches perso.

Ambition 4/10
Soyons honnête, tout ne suit pas là-dedans. Si mes sautes d'humeur se contrôlent mieux à l'extérieur, c'est de la haute voltige à l'intérieur. Et c'est tout un art de garder tout cela pour soi sans avoir le mal de mer. Beaucoup de refuge dans les rêves, des choses qui ne peuvent pas faire de mal, mais pas assez de concret.
Une année Erasmus à Dublin envisagée, mais trop de questions qui en découlent. Je veux et ne veux pas. Rah, l'être humain...

Social 7/10
Une partie qui en général va toujours tranquillement, mais je suis moins sortie cette semaine. Moins l'envie. Pas encore à ne pas vouloir mettre un pied dehors, mais déjà à se sentir seule quand on a décidé de l'être. Du genre se faire chier quand on a décidé de ne rien faire. Neutralité.

Envie de quelque chose qui n'existe pas, pour voir.

Moyenne de la semaine : 6/10
Pas mal. Peut mieux faire.

Post inspiré des Today's mood de Temoicka

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vendredi 16 novembre 2007

[Prodigium] Chapitre 5 TEASER

Hinhin vous pensiez que ça y est, j'avais mouru sur les barricades du campus, mh? Hé ben non! C'est ni aujourd'hui ni demain que les bloqueurs auront ma peau et/ou mon avenir, kss kss!
Sinon, j'allais oublier qu'on était vendredi. Et en fait, j'ai rien préparé, donc je fais ça rapidement avec mes notes hun. Mais si mais si. Prodigium c'est bon, mangez-en.

Intrusion blonde et spéciale dans la vie d'un inspecteur solitaire - mais tête de mule. C'est un drôle de personnage, finalement, qui porte le nom de "Fenn Feye"... Et il est soit pas très dégourdi, soit un peu trop, c'est à voir. Mais en tout cas, il n'est pas net, et si David a décidemment bien du mal à le voir absolument comme un terrible assassin, il commence à penser que l'idée de l'emmener avec lui n'était certes pas des plus reposantes, mais plutôt bonne... Pour d'obscures raisons.
Alors, Ange ou Démon?
Ou bien... Ange déchu?
Car pas si loin d'ici, une certaine Nella Andson commence à entrevoir l'Enfer.

beware

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samedi 10 novembre 2007

Boys&Girls

Bon ça va, c'est pas nouveau qu'il me suffit d'un test débile pour m'éclater. J'assume de toute façon.

Your Boy Side
[ ] You love hoodies (la galère pour y rentrer et sortir les cheveux...)
[x] You love jeans. (taille basse, pas trop slim, préférence pour les longs, et... Mh?)
[ ] Dogs are better than cats.
[ ] It's hilarious when people get hurt
[x] You've played with/against boys on a team. (c'est vrai que ça fait de moi un garçon manqué, houlàlà)
[/] Shopping is torture. (une demie croix parce que toute seule, avec personne dans les magasins, du temps, pas trop chaud, pas trop froid, pas fatiguée, pas faim/soif/pipi/etc, de la motivation et des sous, c'est bien)
[ ] Sad movies suck.
[ ] You own an X-Box.
[ ] Played with Hot Wheels cars as a kid.
[x] At some point in time you wanted to be a firefighter. (ouaiiiiis)
[ ] You own a DS, PS2 or Sega.
[ ] You used to be obsessed with Power Rangers.
[ ] You watch sports on TV.
[ ] Gory movies are cool.
[ ] You go to your dad for advice.
[ ] You own like a trillion baseball caps.
[ ] You like going to football games.
[ ] You used to/do collect baseball cards.
[ ] Baggy pants are cool to wear.
[ ] It's kinda weird to have sleepovers with a bunch of people.
[x] Green, black, red, blue, or silver are one of your favorite colors.
[x] You love to go crazy and not care what people think. (mais ça dépend beaucoup de l'atmosphère, l'humeur et l'alcool)
[x] Sports are fun. (ouais, à regarder c'est cool...)
[ ] Talk with food in your mouth.
[x] Wear boxers. (quoi, on a le droit nous aussi des fois)

Total 7,5 Wouhouuu...

Your Girl Side
[x] You wear lip gloss. (qui collent pas?)
[ ] You love to shop.
[x] You wear eyeliner. (et alors, un problème? ><)
[ ] You have some of the same shirts in different colors.
[ ] You wear the color pink.
[ ] Go to your mom for advice.
[ ] You consider cheerleading a sport.
[ ] You hate wearing the color black.
[x] You like hanging out at the mall.
[ ] You like getting manicures and/or pedicures.
[ ] You like wearing jewelry.
[x] Skirts are a big part of your wardrobe. (moitié à peu près, ça le vaut nah?)
[ ] Shopping is one of your favorite hobbies.
[ ] You don't like the movie Star Wars.
[ ] You are/were in cheerleading, gymnastics or dance.
[x] It takes you around 1 hour to shower, get dressed, and put on make-up and accessories. (je dirais pour ma défense que ma préparation matinale comprend 1/2 heure minimum sur ordi. Geek Girly powa.)
[ ] You smile a lot more than you should.
[ ] You have more than 10 pairs of shoes.
[x] You care about what you look like.
[ ] You like wearing dresses when you can.
[x] You like wearing body spray/perfume/cologne.
[x] You wear girl underwear. (ouais mébon je pense pas qu'un monsieur porte des soutifs aussi... Si?)
[ ] Used to play with dolls as little kid.
[ ] Like putting make-up on someone else for the joy of it.
[ ] Like taking pictures of yourself with your cell phone/camera when you're bored.

Total 8 L'honneur est sauf x3

Piqué chez une fangirl (comment ça, ce que je faisais là-bas? Euh, je, euh...)

Note : je passe le relais à.... Hinhin vous aimeriez bien le savoir mh x3
(oui oui, je sors, je sors...)

Posté par Gwendolen66 à 19:27 - . Listes et quizz d'une Gwen - Commentaires [2] - Permalien [#]

vendredi 9 novembre 2007

[Prodigium] Chapitre 4 De coïncidences

[NdlB : Vous arrivez en cours de route et vous savez pas de quoi on cause? Il faut aller voir sur cette page et aller tout en bas pour trouver le prologue!
Attention, chapitre assez long.]

-         Bon ben, toi, t’es foutu mon vieux.

Et sur un dernier regard résigné, Shania expédia son baladeur mp3 au fond de son sac avant de se remettre en marche en grommelant. Rien de tel qu’un engin – cher – définitivement bousillé pour commencer la journée ! Passant sa main dans ses épais cheveux noirs, elle soupira et ferma les yeux pendant quelques courtes secondes, juste pour se donner l’espoir qu’en les rouvrant, elle ne verrait plus ce lampadaire arraché qui encombrait tout le trottoir de sa mort imposante et sinistre.

Evidemment, rien ne changea, et comme s’il s’agissait d’un immense défi que le Destin lui imposait, elle sauta résolument par-dessus et accéléra pour passer sans voir ni entendre le chat et le chien qui hurlaient à la mort en chœur juste à côté.

  Je n’ai rien vu, se martelait-elle avec humeur, il ne se passe rien, c’est un foutu matin comme un autre, ce n’est pas le sixième type que je croise qui n’arrive pas à démarrer, tout-va-bien !

Elle grimaça quand la douleur qu’elle ressentait à la tête l’élança à nouveau, mais ne s’arrêta toujours pas. Elle avait encore bien vingt bonnes minutes de marche dans cet enfer, et même si son baladeur était mort, même si elle ne pouvait plus faire confiance à aucun bus, même si les lampadaires s’écroulaient d’un seul coup tandis que des hystériques criaient en courant partout que la fin du monde était pour bientôt… Même si, même si… Qu’importe, elle s’était levée pour aller à la Fac, donc elle irait à la Fac !

En réponse à ses invectives mentales, un chat noir déboula brusquement devant elle comme s’il voulait l’empêcher de passer, et resta immobile à la fixer avec insistance.

Tiens, il a les yeux verts lui aussi…, se dit-elle avant de contourner le chat sans se laisser impressionner. Désolée mon pote, mais après le cimetière des lampadaires et la mort terrible des fleurs en pot, tu ne m’impressionnes pas vraiment, chat noir ou pas. Mais lorsqu’elle lui tourna le dos, elle eut la désagréable impression que le regard du chat lui brûlait sa tête déjà douloureuse, et qu’il lisait en elle. N’importe quoi…

« N’importe quoi » résumait bien le mot d’ordre de la jeune fille depuis des années. Shania n’était pas de nature crédule… Ou bien s’interdisait totalement de l’être. Aussi tourna-t-elle au premier coin de rue sans plus penser au chat ni voir les fils électriques rongés du nouveau lampadaire décédé qui s’étalaient sur la route. Enfant, elle avait trop attendu un signe, quel qu’il soit, père ou noël ou petite souris, fée Clochette ou hobbits cachés derrière les arbres, qui l’aurait fait sortir au moins en rêve de la grisaille de son enfance, qu’elle éprouvait à présent comme une douloureuse rancune envers ce chaos si soudain… Et pourtant si insistant, qui l’avait laissée être naïve pendant si longtemps.

Pourquoi maintenant ? semblaient dire ses grands yeux d’émeraude fanée chaque fois qu’ils se posaient sur un mur gris détruit. Pourquoi ainsi ? alors qu’à elle s’imposait la vue de fleurs dépéries. Du jour au lendemain, toutes ces choses si étranges qui détournaient d’elle les regards des passants, regards où se mêlaient admiration et… Crainte.

  Un rire de dédain lui échappa. Ces regards, elle ne les connaissaient que trop bien, pour les avoir connus dès son enfance. Par ces gens qui l’avaient recueillie en même temps que des milliers d’autres enfants, ou par ces gens qui auraient pu lui offrir une vie de famille, mais qui en réponse à ses yeux verts trop profonds ne donnaient qu’un sourire désolé et effrayé avant de partir en cachant sa mauvaise conscience dans une Bonne Action quelconque et inutile.

  Sa tête à nouveau cria sa douleur. Elle serra les dents, mais ne s’arrêta pas. Elle n’avait pas eu besoin de qui que ce soit. Elle n’avait pas été miséreuse, jamais, cet orphelinat n’était pas l’Enfer que les gens s’imaginaient chaque fois qu’elle prononçait ce mot, son origine. Elle avait eu à manger, un toit, des camarades, un lit et de quoi rêver et s’évader… Et à présent, elle avait son appartement, un job, était étudiante, et pas la moindre raison de subir les regards des autres, leur fascination qu’elle repoussait comme seule pourrait le faire une reine.

Nouvelle douleur, qui cette fois lui fit fermer les yeux. Ok, d’accord, une reine aurait moins de difficulté à payer le loyer de son 15 m² qu’elle. Mais qu’importe ? Elle s’en sortait… Toujours, n’est-ce pas ? On ne l’abandonnait plus, c’était elle qui abandonnait ! Fini les attentes, fini les espoirs en regardant les étoiles, des fois que l’une d’elles descendrait sous l’apparence d’une fée jusqu’à une petite fille au yeux trop verts et trop écarquillés dessous ses cheveux noirs mal coiffés. Il n’y a que l’enfance pour se créer des chaînes. Si… Vulnérable.

Cette fois la douleur lui fit pousser un cri de rage. Combien de cachets allait-elle devoir avaler pour que cette foutue douleur la lâche ? Et pourquoi elle repensait à son enfance maintenant ? Juste parce que les choses n’allaient pas comme d’habitude ? N’importe quoi ! N’im…

Shania se retourna brusquement, s’arrêtant enfin. Cela lui sauva peut-être la vie, car à ce moment précis un nouveau lampadaire s’écrasa juste derrière elle, mais elle ne le remarqua qu’à peine : elle avait encore eu cette sensation inquiétante d’être suivie. Matt ? pensa-t-elle aussitôt sans réelle raison. Cette sensation lui était déjà parvenue la veille, justement comme elle quittait le garçon, mais pourquoi l’aurait-il suivie ? Il avait réussi à lui « arracher » son numéro de téléphone, alors pourquoi la filer… Surtout pour aller à la fac.

Mais elle ne voyait personne. Elle s’était éloignée de la Grande Avenue où se réunissaient tous les hystériques, et dans cette rue calme les gens avaient vraisemblablement choisi de se terrer chez eux.

Alors elle repartit, enjambant le lampadaire et contournant une poubelle éventrée sans vraiment y faire attention. Elle eut beau accélérer, il lui semblait que quelqu’un ou quelque chose était constamment derrière elle, même si elle ne voyait rien… La brune finit par paniquer légèrement. Sa journée avait suffisamment mal commencé, ce n’était pas la peine de rajouter en plus une agression quelconque…

Le campus… Au campus il y a aura à nouveau du monde, j’y serai en sécurité, je suis plus très loin, ou alors…

- Le campus d’abord.

Oui mais je pourrais pincer celui qui me file si je me planque au tourn…

- Au campus je te dis !

  Shania se secoua. Qu’elle parle toute seule, c’était loin d’être nouveau, mais de là à tenir le dialogue dans sa tête… Tête encore douloureuse, d’ailleurs.

Je crois que j’ai pris des médocs dans mon sac…

- Rah, plus tard, plus tard, le campus, va au campus !

Je suis en danger ?

- T’en sais rien, et c’est ce qui est dangereux. Campus !

Mais à qui je parle ?

- A la voix de ta conscience, patate !

Ma conscience ? C’est quoi ce délire encore ? Je l’ai pas sonnée ma conscience !

- Rôôh mais tu parles toute seule imbécile. Voix intérieure, tu connais, ou tu lis jamais les bouquins d’histoires fantastiques ? Je suis toi, tu es moi, mais le campus d’abord, le campus, cours !

Mais…

- COURS !

Ce dernier mot résonna jusqu’aux oreilles de la jeune fille, et sans plus réfléchir elle se mit à courir, courir… Elle ne regardait plus derrière elle, ne pensait plus, elle savait juste qu’elle devait courir et c’était tout, tandis que la voix dans sa tête s’était mise à chantonner They only wait to Lay flowers on my life… L’idée qu’un zeste de schizophrénie commençait à se répandre en elle l’effleura vaguement, mais l’instant d’après tout était ce qu’il y avait de plus normal, grâce à une litanie agressive qu’elle connaissait par cœur depuis des années…

N’IMPORTE QUOI !

*

  L’Université de Monvignon était en ce jour de total chaos citadin plus remplie que Shania ne l’avait pensé. Elle qui avait souvent vu dans la plupart de ses semblables d’incurables flemmards se laissant vivre et ne dédaignant pas d’être « contraints et forcés » de ne pouvoir aller en cours, elle se montra assez surprise devant l’effervescence d’étudiants sur le campus ce jour-là.

Puis, alors qu’elle avançait plus calmement en reprenant son souffle, rendant des saluts lointains à des connaissances, des bribes de conversations vinrent lui faire comprendre qu’il ne s’agissait que d’une vague d’héroïsme urbain chez ces jeunes gens. La plupart s’ennuyaient assez dans cette société si calme, qui les nourrissait et les choyait sans leur demander nul sacrifice, pour accueillir la difficulté comme une chance de prouver sa valeur.

En effet, la manière dont chacun avait réussi à atteindre la Faculté était le sujet de conversation de chaque petit groupe, d’aucun ne se demandant si les professeurs avaient eu le même courage subit. Après tout, ce n’était pas le plus important… Et encore une fois, les regards n’étaient plus si préoccupés par Shania.

-         Simon ! appela la brune en apercevant son ami appuyé contre un mur.

L’interpellé la vit et se dirigea vers elle de son pas aussi tranquille que son sourire et son regard fatigué. Elle sourit tendrement en le regardant s’approcher, appréciant toujours autant la vue de son ami de longue date, avec ses éternelles mèches blondes qui lui tombaient dans les yeux, ses éternelles mains dans les poches – comment ferait-il pour survivre si un jour il n’avait plus de poches ?

Ils s’étaient connus dans l’orphelinat où Shania était arrivée pour ses huit ans. Lui était déjà là. Aussi blond que la jeune fille était brune, son seul point commun avec elle était que rien n’arrivait plus à le surprendre… Mais lui parce qu’il croyait en tout quand elle ne croyait en rien. Et ensemble, ils avaient été projetés dans le monde adulte et indépendant, leur relation durant en ce que jamais aucun ne jugeait l’autre, ni n’en éprouvait le besoin.

Aussi Shania ne se formalisa pas le moins du monde quand Simon ne prit même pas la peine de changer son expression paisible pour lui annoncer tout en sachant le nombre de kilomètres qui séparaient la brune de sa Fac :

-        Inondation dans tout le bâtiment d’Histoire. Tu peux faire demi-tour ma vieille.

Cependant, elle resta tout de même bloquée un instant la bouche entr’ouverte, ce qui eut pour effet de faire éclater de rire son ami.

-       Mais comment ça « inondation » ? s’écria-t-elle, irritée par l’hilarité impromptue à son goût. Ca fait des semaines que la ville est en alerte rouge pour sécheresse !

-        Rien à voir princesse, répondit Simon en reprenant son sérieux. ‘Paraît que la tuyauterie a pété.

-       Hé ben, ça tombe en ruine, Monvignon, marmonna la jeune fille avec humeur.

Mais Simon regarda à droite, puis à gauche, avant de se pencher vers elle, les yeux écarquillés, pour lui chuchoter d’un air faussement dramatique :

-         C’est l’Apocalypse qui se rapproche

Shania soupira et le regarda avec désespoir tandis qu’ils se dirigeaient lentement vers un groupe d’amis qui leur faisaient signe.

-         Arrête ton cirque, fit-elle précipitamment. Je sais très bien que l’Apocalypse n’est pas la théorie que tu as déjà dû échafauder soigneusement, et je ne vois pas pourquoi cet accident aurait un quelconque rapport avec le bordel en ville !

-         Ahaaa, tu t’énerves, ça veut dire que ça commence à te dépasser !

Elle voulut répliquer, mais ne put que rester silencieuse et agacée face au sourire victorieux de son ami. Ils avaient de toute manière déjà rejoint la bande, et elle savait pertinemment qu’il avait raison.

-         Hey, Shania, Simon ! s’écria un rouquin, cigarette à la main, qui répondait au nom de Jean-Baptiste. On parlait justement de l’inondation ! On a appris que c’était le même bordel en Droit !

-         Nooon ?

-         Quoi, pareil, la tuyauterie ? demanda Shania.

-         Pareil, tout qui pète !

-         Comme en ville… ajouta d’un ton sombre Nina, une brune dont les yeux noirs lui procuraient l’aura de mystère qu’elle souhaitait.

Et à ces mots, chaque membre du petit groupe prit un air solennel, et Shania échangea un regard blasé avec Simon. Tous deux savaient plus ou moins comment fonctionnaient les conversations entre étudiants après un évènement particulier, alors après un tel chaos général…

-         Plus rien ne va !

-         Même les bus n’arrivent plus à la fac, c’est dire…

-         Moi-même pour venir j’ai dû…

-         On sait bien ce que tu as dû faire, on a tous fait pareil !

-         Non, le fifils Rinou est venu accompagné par papa-maman lui…

-         Au moins il est venu, ç’a été la surprise.

-         C’est vrai, avec les parents hyper protecteurs qu’il a, on pensait tous qu’il serait resté à l’abri chez lui !

-        Bah, mes parents aussi flippent… A cause… Du meurtre…

A ces mots, Shania releva brusquement la tête, ce qui ne passa pas inaperçu.

-         T’étais pas au courant Shany ? demanda Nina.

-         Euh, non, y a eu un meurtre ? répondit la jeune fille trop troublée pour relever l’usage du surnom ridicule.

-         Comment t’as fait, t’as hiberné toute la journée ? s’exclama la douce Caroline. La nouvelle était affichée partout, dans tous les journaux !

-         Euh… J’ai pas trop fait attention hier…

-         Mmh, c’est vrai, princesse Shania était occupée, hier, fit Simon d’un air entendu.

-         Ah bon ?!

Shania lança un regard noir à son ami, mais par chance, l’information du jour était trop importante pour que les autres s’attardent de trop à la pseudo-révélation :

-         T’éviteras de détourner l’attention de Radio-Potins sur moi, merci ! lui chuchota-t-elle rapidement.

-         Pardon fillette, j’avais oublié que la vie sentimentale de l’idole de la fac était toujours un scoop !

Il rit brièvement en ignorant le regard assassin de la brune, et celle-ci ne se retint de l’étrangler que parce que Jean-baptiste revenait à elle :

-         Hier matin, des première année et des potes à eux ont été retrouvés assassinés…

-         Et il paraît que c’était pas beau à voir, ajouta la blonde Viviane sur un ton de confidence.

Florent, le plus ténébreux du groupe, s’y mit à son tour et alors Shania se fit submerger par une montagne d’informations… Plus ou moins objectives. Il était trop tard pour arrêter la déferlante.

-         Ils voulaient faire du spiritisme à ce qu’il paraît, en pleine nuit, dans une vieille cabane…

-         Brrr, quelle idée ! frissonna Viviane.

-         La police les a trouvés, les membres littéralement arrachés…

-         Un massacre…

-         Tout le monde a été choqué !

-         Tu parles, la police n’a pas trouvé de coupable, alors si ça se trouve il rôde toujours !

-         Et avec tout ce randam en ville…

-         Arrête, un homme ne peut pas faire tout ça !

-         Parce qu’il peut arracher à mains nues les membres d’êtres humains peut-être ?

-         Mais alors c’est quoi ?

-         Et si c’était le début d’une invasion E.T ?!

-         Pfff… L’autre…

-         Et pourquoi pas des aliens qui sortent du ventre des gens ?

-         Ou des araignées géantes ?

-         Ou des araignées géantes sortant du ventre des gens !

-         T’es dégueulasse…

Shania leva les yeux au ciel avant de pousser un soupir qui passa inaperçu devant la fébrilité de « Radio-Potins ». Il lui suffisait de savoir qu’un meurtre terrible avait mis en émoi toute la ville sans qu’elle s’en rende compte, trop occupée qu’elle était à se laisser conter fleurette par un garçon inconnu.

-         Et bizarre avec ça.

-         Hein ?!

La brune regarda les autres se retourner vers elle d’un air interrogateur.

-         Qu’est-ce qui t’arrive Shania ? demanda Simon. Un problème ?

-         Mais, euh, y a pas… bredouilla-t-elle. On vient de me parler non ?

Ils se concertèrent en silence, puis blonde Viviane répondit :

-         On ne te parlait pas spécialement à toi hein…

-         Mais non, c’est moi, tu m’as déjà oubliée ?

-         Mais je…

Shania se tut brusquement, manquant de se coller une baffe. Elle s’était faite surprendre… Par elle-même, la même avec qui elle avait tenu une discussion sur le chemin de la Faculté.

-         Sympa de se faire oublier comme ça mh… Du coup je te ferais remarquer qu’on te regarde bizarrement.

C’était effectivement le cas. Simon la dévisageait avec inquiétude, tandis que le reste du petit groupe la regardait en retenant leur souffle, à l’affût de la moindre nouvelle, un Et si Shania était devenue folle ? Le scoop ! se lisant sur leurs visages dont la jeune fille eut tôt fait de se détourner.

-         Non rien, dit-elle, j’étais plongée dans mes pensées et j’ai cru qu’on me parlait, c’est tout.

-         Plongée dans tes pensées, tu parles…

-         Ta gueule toi.

-         Shania ?

La jeune fille se mordit la lèvre inférieure : elle avait encore répondu à sa elle-ne-savait-quoi tout haut…

-         Pourquoi tu me dis « ta gueule » ? s’indigna Viviane.

-         Mais je ne te parlais pas, s’énerva Shania, ayant à la base du mal à supporter la blonde – ce qui était vraisemblablement réciproque.

-         Noon, tu dis « ta gueule » en me regardant, et ce n’est pas à moi que tu parlais !

-         Bon, elle est gonflante celle-là… Et si tu la remettais à sa place, mh ? Qu’on en finisse…

Cette fois, ni surprise ni fâchée, Shania se prit à sourire, d’une manière qui signifiait clairement qu’elle n’allait pas se faire prier.

-         Oh, excuse-moi, fit-elle, moqueuse, je suis tellement habituée à voir à travers ton insignifiante personne que j’ai dû te rater… Mais si tu insistes ma chérie, en voilà un pour toi : TA GU…

-         Hooolà holà hooo, tout doux les filles, intervint brusquement Simon – et il ne douta pas un instant qu’on le maudit d’interrompre le combat de l’année. Tous ces évènements vous mettent sur les nerfs, on va y aller doucement, mh ? Allez faites vous… Non je ne vous demanderai pas de vous faire un bisou, promis, ne me regardez pas comme ça, p’tain arrêtez je flippe ! Allez Shan’, on va y aller, non ? C’est bientôt l’heure d’aller manger.

Cet argument l’emporta sur tous les autres aux yeux de tous, les émotions faisant soudainement gargouiller les estomacs, et au grand soulagement de Simon, Shania n’assassina pas Viviane ce jour-là…

Chacun partit donc de son côté, aucun cours n’ayant finalement lieu, et Shania et Simon se retrouvèrent à nouveau seuls.

-         Tu sais princesse, dit alors le blond, je comprends parfaitement que miss Viviane t’emmerde avec ses manières, mais c’était peut-être pas une bonne idée de l’attaquer comme ça…

-         Et pourquoi pas ? Y a une bonne façon d’attaquer ?

-         Ben tu étais dans ton tort, et en plus devant quelques uns de ceux que tu appelles toi-même « Radio-Potins »…

Dans mon tort ? La brune ne releva pas. Vu de l’extérieur, elle savait pertinemment que son ami avait – une fois de plus – raison, car elle seule pouvait comprendre le point de vue interne de la chose. La chose… Qu’est-ce qu’il lui arrivait ? Ce n’était plus la voix dans sa tête qu’elle contrôlait un minimum, c’était véritablement comme s’il y avait quelqu’un d’autre qui lui parlait et lui répondait. Comme si « on » avait évolué indépendamment dans sa propre tête…

-         Aouch… gémit-elle soudain, la tête en question réveillant de vieilles douleurs.

-         Shania ? s’inquiéta Simon. Ca va pas ?

-         Si, si, j’ai juste un putain de mal de crâne depuis ce matin…

-         T’as pris quelque chose ? Vu la tête que tu fais, ça a l’air méchant.

-         Oui, j’en ai pris mais ça a pas marché…

Puis, en voyant le visage troublé par l’inquiétude de son ami, elle changea d’attitude sans trop savoir pourquoi, et lui sourit en disant :

-         Mais ça me lance juste par moment, ce doit être la fatigue, j’ai pas trop dormi cette nuit.

-         T’es tombée comme une masse, menteuse.

L’excuse aurait peut-être convaincu Simon… Mais la grimace de mécontentement que fit Shania à l’intervention de sa « voix » intérieure produisit l’inverse.

-         Tu es vraiment sûre que ça va fillette ? T’as pas l’air bien depuis que t’es arrivée ce matin, t’as eu des problèmes ?

  Face à ce regard noisette si tendre qu’elle connaissait si bien, Shania eut envie de tout lui dire, comme elle faisait toujours avec lui seul, comme elle parlait à tort et à travers de ses craintes, ses souvenirs, ses oublis et ses colères avec lui, pour de plus grandes joies…

Mais sans que la voix en elle ne se manifeste, la force de sa douleur crânienne, son impression d’être suivie, la voix dans sa tête et tout ce qu’elle ressentait face au chaos extérieur qui la faisait se sentir si seule resta dans l’ombre quand elle répondit en souriant doucement :

-         Juste fatiguée. Tu n’as pas de raisons de t’inquiéter, je t’assure.

Parce que si lui croyait à tout… Elle n’y arrivait toujours pas.

*

-         Non je n’ai pas vraiment de théorie pour une fois, je trouve que c’est un peu tôt. Mais j’ai l’intime conviction que tous ces problèmes, les chiens qui hurlent à la mort, les lampadaires qui s’écroulent avec leurs fils électriques bousillés…

-         Et les fleurs mortes, souligna Shania.

-         Et les fleurs mortes, tu as raison. J’ai l’intime conviction donc que tout ça est lié au meurtre d’hier matin.

A ces mots, la brune leva enfin le nez de son sandwich pour dévisager Simon.

-         Je ne vois pas le rapport, dit-elle. C’est un meurtre d’un côté, et des catastrophes inexpliquées de l’autre.

-         C’est là que tu vas trop vite ! objecta son ami d’un sourire rusé. Le meurtre aussi est une catastrophe inexpliquée. Et pour ce que l’on en sait pour le moment, les autres catastrophes ont débuté juste après !

Elle haussa les épaules.

-         Coïncidence, marmonna-t-elle en reportant son attention sur ses morceaux de pain.

-         Mais la vie entière n’est que coïncidences, princesse ! s’exclama Simon avec assez d’enthousiasme pour que l’ensemble de la cafétéria se retourne vers lui. Que la terre tourne est une coïncidence ! Que tu soies née est une coïncidence ! Que l’on se soit rencontrés est une coïncidence ! Que tu soies officiellement nommée la fille la plus belle et la plus désirée de la Fac est une… Euh, non, ça c’est pas une coïncidence.

Shania secoua la tête, accablée.

-         Tu es juste bête, dit-elle. Je ne suis pas nommée la fille la plus belle et la plus désirée, je suis juste nommée la plus bizarre.

-         Le beau est bizarre, disait Baudelaire.

-         Mais l’inverse ne marche pas.

-