lundi 18 février 2008
"Je ne connais rien de plus ennuyeux que d'être aimé. Aimer est charmant, mais dieu que c'est rare!" (Anouilh)
La chasse est ouverte. La chasse a toujours été ouverte. Probablement depuis la nuit des temps. L'homme a toujours couru après la femme, la femme - quoi qu'on en dise - a toujours couru après l'homme, et en bonus, l'homme a déjà couru après l'homme et la femme, la femme (quand on les faisait pas chier avec des histoires d'homophobie puériles). C'est naturel. D'ailleurs, toi qui me lis, là, oui toi, soit tu couves tout particulièrement ton couple en l'astiquant regulièrement, soit tu cherches un homme/une femme susceptible de composer un petit ménage avec toi. Ne nie pas, c'est la préoccupation du moment.
Une préoccupation très préoccupante, je dois dire. Tout l'monde y pense, qu'y disait l'autre.
Seulement, voilà... J'admets ne pas être extrêmement portée sur la question de manière générale, même si je le suis tout de même... J'admets que le célibat me sied au même titre que le couple du moment que l'autre ne me pompe pas l'air et la vie... J'admets que je suis une fille normalement constituée et que j'ai donc certaines habitudes et priorités qui sont semblables à celles mes congénères... J'admets tout ce que vous voulez, MAIS... Si la question sentimentale (et ce qui va avec) doit être LE sujet du siècle, que dis-je, du millénaire, dans notre société pépère, J'AIMERAIS QU'ON TIENNE COMPTE DE MON ESPACE VITAL, si ce n'est pas trop demander, merci.
Non, mais comprenons-nous tout de même... Bien sûr, que je me pose des questions là-dessus, mais c'est pas pour autant que je saute sur le premier mec ou la première nana qui passe. On va dire pour justifier cette aberration que je n'apprécie pas particulièrement d'être prise en sandwich entre deux messieurs non désintéressés sur la piste de danse d'une soirée juste au moment où ma pote me lâche en disant "deux minutes je vais voir les autres". Deux minutes, c'est une éternité dans ce cas là, vous savez. Deux minutes, c'est pas toute une vie, c'est la mort. Et moi, ça m'intéresse de vivre ma vie encore un brin, hun.
De même que je peux paraître éventuellement un peu vieux jeu, mais je trouve nettement moins sympathique une connaissance à moi à la seconde même où il essaie de fourrer sa langue dans ma bouche. Question d'hygiène même, à la limite. Ou de politesse. Ou de dialogue, que sais-je.
Je sais, j'ai déjà pesté contre les dragueurs sur ce même blog. Mais enfin, je parlais surtout à ce moment-là des chercheurs de chair fraîche. Là, c'est plutôt les chercheurs de vie amoureuse à tout prix, fusse-t-elle merdique. Alors, oui, chercher l'amour et tout ça, bien sûr, qu'irais-je dire le contraire? Mais je crois qu'à force de "à tout prix", on sait plus trop le faire dans l'ensemble.
Enfin, la piste de danse, le dancefloor, c'est pas le meilleur exemple. Après tout, il est bien connu qu'on se sent rarement plus seul que sur un dancefloor. De quoi se compose la population d'un dancefloor? De 35% de couples qui se bavent dessus, 63% de célibataires à l'affût, et 2% de personnes là pour s'amuser - quelle hérésie.
En vérité, l'exemple ne venait que de ma plus récente désagréable expérience assez évocatrice en la matière. Cela n'empêche pas, loin de là, que le phénomène est partout. Il l'est, puisque c'est le sujet du siècle millénaire. Alors j'aimerais juste lâcher, comme ça, que oui, la solitude fait souffrir... Mais que ce n'est pas parce qu'un jour vous pourrez affirmer que vous êtes en couple que la solitude disparaîtra pour autant. Je suppose que même après "l'âme soeur" ou je ne sais trop quoi, il en restera toujours un brin. On a tous ses fardeaux, mais la solitude est un fardeau universel. Pourquoi? Ah, comme si je le savais. De toute façon, si c'était insurmontable, ça fait un bail qu'il n'y aurait plus personne sous ce ciel. Regarder sa solitude dans les yeux, parfois, ça peut permettre de lui trouver un certain charme... Non?
Mais si, regardez, par exemple, sur une piste de danse, sa beauté n'a d'égal que... Sa liberté.
Oui, au fond...
Ca permet même d'ouvrir un peu les yeux sur les autres, avec leur propre solitude. Qui a dit que c'était les amoureux, les égoïstes?
EDIT à titre indicatif : Ce post est un vaste coup de gueule que j'aurais dû mettre dans une autre catégorie, mais avec les catégories j'ai du mal alors crotte. Ne prenez rien pour vous et continuez à vivre votre vie, il ne s'est rien passé XD Sur ce, le mal est fait, je vais me doucher (TT).
lundi 11 février 2008
Les Temples de la Réflexion, ou les Lieux Précurseurs de la Schizophrénie
- Chez le coiffeur
Honnêtement, tu te sens bien là?
Quoi, tu veux dire, avec la nuque brisée sur un bac de lavage à la con - aïe -, les oreilles martyrisées par les derniers tubes à la mode - mon cerveau couuule - et de la flotte tiède qui refroidit en dégoulinant sur ma face?
C'est bien ce que je me disais.
Alors c'était pas la peine de me demander.
Hé, ho, j'ai le droit de m'interroger tout de même. T'as une nana qui te tripote la boîte cranienne et les cheveux depuis tout à l'heure, et tu râles pas.
En même temps, je suis venue pour ça. Enfin, pour les cheveux, parce que la boîte cranienne j'avais rien demandé.
Pourquoi venir chez le coiffeur?
... Pour m'occuper de mes cheveux de temps en temps?
C'est vrai, mieux vaut avoir la nuque brisée que les cheveux fatigués...
Oh, ta gueule...
Tiens, ta chanson préférée passe sur Nrj, tu vas l'avoir dans la tête touuute la journée... J'aiiii reçu uneuh lettreuh... (8)
ARRRGHH.
Faut souffrir pour être belle.
- A la Poste
C'est long.
Oui.
Très long.
Oui.
Tu dois vraiment envoyer ce colis?
Oui.
Y a pas un autre moyen?
Non.
Alors il faut faire la queue à la Poste...
Oui.
Rofl...
Oui.
Au fond, t'es sûre que t'es obligée de poster ce colis?
Ben... Ouais.
L'homme a vécu pendant des siècles sans la Poste, tu sais...
P'têt mais c'était pas pratique.
Parce que c'est plus pratique de faire la queue pendant trois heures afin d'entretenir un dialogue avec la porte de prison humanoïde la plus fermée que tu aies jamais vu avant de mettre le couteau sous la gorge à ton portefeuille?
... Oui mais ça entretient la relation à distance, tout ça...
Des clous, les relations ça s'entretient en se voyant. Tu le sais non?
... Des siècles sans la Poste tu disais?
Oui.
Alors c'est que ça doit être possible. #se casse#
Woot! \o/
- Chez l'esthéticienne
Tout à fait entre nous, tu es certaine de ce que tu fais?
Pourquoi? *aïe* J'en ai pas *aïe* l'air?
Ben...
Bon, ça v*aïe* ça vaa... Je préfère ça une fois par an *aïe* plutôt que de partir vivre dans la jungle avec les *aïe* gorilles!
C'est pas comme si les gorilles mâles étaient très regardants... Attention, elle revient.
*aïe* J'fais pas ça pour les mecs, ok?! *AIE nom de d...* Et de toute façon, avant de plaire aux autres faut se plaire soi-même!
... T'es sûre de ce que tu dis là?
Euh... *aïe* PUTAIN! Suis pilophobe, ok?! Et j'assume!
Ma foi... Autant que tu assumes quelque chose, parce que suis pas sûre que tu assumes parfaitement d'être à moitié à poil sur un fauteuil, les jambes tripotées à la cire...
A FOND! *AIE*
(- En sortant de chez l'esthéticienne
Woooh j'me sens les jambes légèèères... Ca pèse si lourd des poils?
A mon avis c'est surtout que t'as plus une goutte de sang dans les jambes, ouais.)
- Au volant
C'est possible de conduire aussi mal?
P'têt que c'est un suicidaire. Un vrai.
Ou bien un maniaque du volant.
Ou un psychopathe.
Ou le vengeur fou au volant.
Ou tout simplement un français atardé.
Ouh le pléonasme de merde!
Krr krr krr.
Krr krr krr.
Mais t'es française quand même.
Oh merde.
- Dans une salle d'examen
C'est marrant, un étudiant stressé... Soit ça bouge tout le temps, soit c'est paralysé.
Ou sinon ça se parle tout seul.
Ta gueule... ... N'empêche, celui-là devant, ça fait 1/4 d'heure que sa jambe gigote... Tu crois que c'est un TOC?
C'est quoi déjà "TOC"?
Euh... Merde je sais plus... Troubles... Optiques Chroniques? Nah aucun rapport...
Tic Original Coriace?
Pas mal... Ou Trombone Organique Curieux... krr krr...
Ca veut rien dire...
On s'en fout. Tiens, pourquoi il me regarde comme ça l'autre?
Peut-être parce que tu rigoles toute seule au lieu de regarder ton sujet?
Oh, merde, le sujet!
...
mardi 29 janvier 2008
J'ai testé pour moi... IV
Le passage des examens à l'Université
Plus communément appelé "partiels", ces examens ont lieu à chaque fin de semestre, et les réussir permet de valider son année. Et inutile de chercher la bonne planque : que vous soyez en Droit, en Psycho, en Anglais, en Socio ou en Turkistanais, vous n'y échapperez pas. On passe ses examens pour avancer un brin dans sa vie étudiante. Ouais, sinon ben tu refais ton année jusqu'à l'épuisement. De toi ou de tes profs.
Aucune matière n'est réellement plus facile et/ou moins chiante qu'une autre. En vérité, l'administration universitaire est tellement bien faite que dans un cas comme dans l'autre, vous aurez votre lot d'emmerdes. Alors ce n'est pas la peine d'aller pleurer que vos potes en Histoire ont tel jour de libre ou peuvent dormir le matin, parce qu'ils auront sûrement la possibilité d'aller pleurer aussi que vous, vous restez pas à la fac jusqu'à 22 heures. Hé oui, "égalité pour tous", c'est "emmerdes pour tous", faut pas se leurrer. Si l'égalité ça avait été aussi simple et si les gens acceptaient autant les inconvénients que les avantages, on serait pas encore en train de galérer pour l'instaurer dans la vie de tous les jours. Mais passons. Ceci n'est pas notre sujet. Vous apprendrez vite qu'avec la Fac, que vous ayez un job ou un rendez-vous important, vous faites ce qu'on vous dit, point. Sinon démerdez-vous, "nous c'est pas not' problème, hun". Et il y a plusieurs choses à faire...
Avant les partiels
- Il vous faut bien évidemment votre carte étudiant, ce qui signifie que vous êtes inscrit, et surtout que vous avez payé. Oui, c'est pas parce que n'importe quel pimpol peut aller danser la javanaise en string sur le campus qu'on peut se présenter aux examens sans payer. Faut pas déconner avec le fric, t'es fou toi.
Donc, bien gentiment, en début d'année sinon après en se bougeant le fion un tantinet, vous vous êtes présenté au secrétariat machin, qui vous a envoyé à la scolarité chose, qui vous a envoyé chercher un truc au guichet bidule, qui... Bref, vous vous êtres inscrit administrativement et pédagogiquement (traduction : vous avez indiqué que vous existez et vous avez payé pour le prouver), et on vous a donné votre petite ca-carte étudiante, celle qui va vous donner droit à un hamburger gratos au Macdo du coin. C'est-y pas beau ça?
- Ne vous imaginez pas cependant que, parce qu'on s'inscrit à l'université, on est forcément inscrit aux examens. En effet, à un moment donné, on vous indiquera - ou pas - qu'il vous faut aller vous inscrire, ce qui vous irez faire gaiement, allant au secrétariat machin, qui vous enverra à la scolarité chose, etc. Une fois ceci fait, votre carte étudiant portera la mention "inscrit aux examens", ce qui vous laisse entendre que cela sera vérifié le jour desdits examens.
- En plus de ces réjouissances, il est obligatoire de passer la visite médicale, cette visite à laquelle vous serez bien évidemment convoqué à l'heure de votre cours le plus important tout en poireautant deux heures ou trois dans la salle d'attente, histoire de vérifier cinq mois après votre inscription qu'on n'a pas laissé entrer la peste noire sur le campus. Ca aussi, en admettant que vous ne soyez pas déclaré contagieux, sera vérifié le jour J. Alors ne pas faire péter... De toute façon, quand ils ont décidé qu'on devait faire un truc à la Fac, pour ça, et pour ça seulement, ils se décarcasseront nuits et jours pour vous pousser à le faire. Ils ne sont pas encore passés à l'argument "j'ai ta mère en otage", mais cela ne saurait tarder. Ils sont forts à la Fac.
- En bonus, il est recommandé d'aller aux cours. M'enfin, pour ça, on va pas venir vous courir après... Si vous avez trois absences injustifiées à un TD, le professeur est en droit de vous empêcher de passer l'examen... Quand je vous disais qu'ils étaient forts.
Pendant les partiels
- Ca y est, la grande aventure commence, il n'y a plus de cours et à la place, vous avez un joli petit planning des examens - que vous aurez préalablement pensé par vous-même à aller consulter au coin à gauche au fond de la scolarité bidule. Vous découvrez que, pour votre plus grande joie, le rassemblement diabolique que nous nommerons succintement l'administration s'est fait une joie consciencieuse de déterminer vos salles d'examens. Ci-dessous un extrait d'une conversation pour vous permettre de comprendre "l'atmosphère".
Grmbl à se demander s'ils se font pas des trips entre eux au moment de choisir nos salles d'examen. Genre "tiens, la L2 psycho on va les mettre à la cave, ça va les faire réfléchir!" "krr krr j'vois bien les L1 lettres dans la serre désafectée du campus." "ooh et pourquoi pas les L1 anglais dans le RU pendant deux jours juste après le service?"
- Vous voici donc au restaurant universitaire, non pas pour manger - andouille, il est 15 heures - mais pour passer un premier examen. Là, entre les odeurs de graillon, les bouts de frites froides oubliées lors du "ménage" sous votre chaise, et le bavardage du personnel du resto qui n'est pas encore parti, vous entreprenez de disserter pendant deux à quatre heures.
- Vous avez pris soin de déposer votre carte étudiant ainsi que votre carte d'identité sur votre table, afin de permettre aux professeurs de venir faire leur vérification, comme on vous l'a si bien rabâché ces dernières semaines, mais vous vous rendez vite compte que ceux-ci ont leurs petites habitudes :
- un tel va s'en foutre éperdument et vous danseriez la javanaise en string sur votre table qu'il continuerait à lire son bouquin dans son coin avec cette même expression passive digne de la plus belle vache devant le train le plus lent ;
- une telle va vous passer au peigne fin et ira presque jusqu'à vous fouiller et vérifier que vous ne possédez ni arme blanche ni... Enfin bref, en tout cas vous foutra pas la paix avant bien dix minutes, et lorsqu'elle se sera occupée de tout le monde, elle passera touuuutes les heures à arpenter la salle avec ses talons, et à chaque "clok, clok", vous aurez l'impression d'entendre "souffre, souffre" puis "j't'emmerde hun, jt'emmerde" ;
- une autre vous dira d'émarger seulement sous présentation de vos papiers à la fin de l'épreuve, et regardera votre photo d'identité en se marrant avant de vous laisser partir sans autre vérification draconienne ;
- et un autre, enfin, vous bouffera trois heures de votre temps pour vous expliquer que la carte étudiant c'est super important et tout et tout... Pour vous laisser sortir sans rien avoir contrôlé.
- Dura exam, sed exam. Nous avons passé rapidement sur l'attente de l'examen, mais il est vrai que les révisions et le stress ne sont pas des facteurs inexistants dans cette aventure, et la plupart du temps, ils sont compatibles. Mais bref. L'attente est enfin passée, l'introduction terminée, et vous êtes enfin seul face à votre copie, pour un long dialogue monologue passionné - ou pas.
- Vous pouvez faire partie de ceux qui demandent avant de commencer "à quelle heure on peut partir?", et qui partent les premiers, faisant croire aux autres l'espace d'une angoissante seconde qu'ils sont 'achement à labourre. Bourreau.
- Mais vous pouvez tout aussi bien être à fond dans votre travail, essayant vraiment de vous concentrer de toutes vos forces... Quand le professeur se met à raconter sa vie. Ou bien à rendre des copies (veillez dans cette situation à ce que vos cris intérieurs "mais on s'en FOUT CONNARD de ta PUTAIN DE VIE" restent intérieurs...). Ou bien à faire "clok, clok" sa promenade de santé dans toute la salle. Ou bien à venir liiiire par-dessus votre épaule ce que vous écrivez, et ça, oui ça, ça vous horripiiiile, houlàlà. Terrible, n'est-ce pas.
- Ceci pour ne parler évidemment que des professeurs. Oui, car les autres étudiants peuvent être plein de ressources, eux aussi! Ils peuvent ne pas se laver pendant 3 mois avant les exams et s'installer à côté de vous ou bien devant, ils peuvent renier l'existence des mouchoirs et passer l'heure à renifler en ignorant vos offres de tissu salvateur, ils peuvent passer les heures à râler que ce sujet c'est d'la merde, ils peuvent... Bref, vous l'aurez compris : la bataille sera rude. Ménagez vos nerfs, et apprenez à faire abstraction de ce qui vous entoure. Même si les éléments se liguent contre vous au point de faire en sorte que vous soyez installé sous une fuite d'eau.
Conseils pratiques :
- se présenter avec de quoi écrire est de manière générale mieux perçu (et c'est plus pratique dans l'ensemble)
- lorsque vous sentez que vous allez partir plus tôt et que votre épreuve se passe dans un amphi (miteux, cela va de soi), évitez de vous mettre en milieu de rangée... ("pardon... Pardon... Siouplait... Pardon... 'scusez je sors... Pard...*paf* Désolé...")
- ne passez pas trois heures sur un sujet de psycho si vous êtes en histoire, c'est pas que le sujet est putain de dur cette année ou que vous êtes plus con que la moyenne (quoique), c'est juste que vous vous êtes trompé de salle.
- Ca y est! Vous sortez d'une épreuve, vous pensez que c'est bon, vous êtes dans le bain, la machine est partie ça va aller tout seul? Erreur! Grave erreur! L'administration est partout! Et elle est bien plus forte que vous ne le pensez!
Exemple : votre cher planning n'indiquait pas la date du passage des options. Vous êtes donc allé demander des informations à la personne logiquement la plus concernée : votre professeur (de l'option en question, évidemment). Ce professeur vous dit "examen de Turkistanais : mardi de 15h à 17h". (oui, admettons que vous fassiez Turkistanais et que c'est votre grande passion dans la vie)
MAIS vendredi soir, avant de partir en week-end, l'administration vous fait envoyer un message de "rappel : Turkistanais, lundi de 14h à 16h". Vous, un peu embêté, restez du coup indécis, vu que plus personne ne répondra à votre mail de détresse et d'incompréhension avant lundi (enfin, en général ils répondent plutôt à la fin de la semaine). Mais vous décidez finalement d'appeler lundi matin pour confirmer, et d'aller à l'examen lundi après-midi ceci étant fait. Et alors que, ayant annulé vos rendez-vous pour cet examen, vous apprenez que "en fait c'est le lendemain, on s'est trompés", entendez-vous super administration universitaire rire sardoniquement?
Vous êtes loin, loiiin d'en avoir terminé.
Après les partiels
Voilà, c'est fini. Si vous avez une matière normale, vous bénéficiez de quelques jours de repos avant de reprendre les cours à la date prévue, et si vous avez une matière de merde, vous terminez juste avant la reprise. C'est ballot hun.
Maintenant, il ne reste plus qu'une chose à faire :
Attendre les notes.
Et vous les aurez... Si super administration le veut bien... D'une manière ou d'une autre, ne manquez pas les signes!
...
En attendant, et si vous alliez en bénéficier, de votre hamburger gratos à Macdo, hun? Merde quoi, qu'au moins on puisse l'utiliser, cette administration à la con!
mercredi 2 janvier 2008
2008, année résolue?
Grand classique qui nous vient d'on ne sait où alors qu'on avait rien demandé (enfin, moi je n'avais rien demandé en tout cas), à chaque nouvelle année on pond allègrement - ou pas - de bonnes résolutions.
Evidemment, le système s'est dégradé au fur et à mesure que les gens voyaient combien ça ne pesait pas qu'à eux, ces espèces de listes sataniques et masochistes qui nous font nous priver nous-mêmes de certaines de nos habitudes chéries. Alors ça a donné lieu aux petites blagues (mes bonnes résolutions cette année : ne pas prendre de bonnes résolutions. Hinhin comment j't'ai grugé!), aux coups de gueules (vazy moi j'prends pas d'résolutions ça pue!), aux coups de cynisme (de toute façon, j'les tiens jamais, alors...), aux coups de cynismes fatalistes (pff chaque année c'est pareil, le monde est pourri et ça change pas, alors pourquoi je devrais changer?), aux j'suis-pas-là-oublie-moi (de bonnes résolutions? Hein? Ah bon on est en 2008? Meerdalors! Oh bah c'est trop tard, c'est déjà le 2 janvier, c'est ballot hun... J'voulais teeellement en prendre, j'suis dégoûté là.), et j'en pâââsse...
Du coup, pourquoi cet acharnement à vouloir ancrer cette pseudo-tradition dans l'air du temps? Si personne n'en veut, m'enfin?!
Aaah, évidemment, il y a l'aspect "gaffe à ta morale" qui hante cette société (et les autres)... Car, oui mon frère - et ma soeur -, tu auras beau faire ton rebelle, tu auras beau kiffer la life, tu auras beau être athée (souhait! ... pardon.) convaincu... Beware, l'Eglise est là qui te surveille! Et le pape, assis sur son trône fétiche (celui avec le coussin rembourré aux plumes d'oies qui fait croire qu'il est tout grand), te guette à chaque instant de son regard sagace!*
Car oui, tu as grandi dans ces prêchi-prêchas pas catholiques, volontairement ou non, où on te divisait le monde bien comme il faut : là c'est Mal, là c'est Bien. Pas faire le mal, pas faire. Et attention! "Dieu te regarde"! (Mais non, te retourne pas patate, il est pas derrière...) Cette notion de surveillance, ce "si t'es pas sage le père Noël t'iras en Enfer" à la Big Brother Light - ou pas - a bien évidemment accentué le besoin d'afficher sa morale aux yeux de tous. Pas la morale en elle-même attention, nononon. Je tiens pas à être traquée par mon ancien prof de Philo, des fois qu'il aurait dit que la morale est innée chez l'Homme ou un machin du genre...** Alors tu fumes? Tu sais que c'est mâl, alors tiens, pisque l'année nouvelle se présente, tu vas dire que tu vas arrêter. Et advienne que pourra. Tu manges trop de chocolat? C'est mâl aussi (le bon Dieu y te punira en t'envoyant au pays des Kinder jusqu'à indigestion carabinée), alors tu vas arrêter. Tu es méchant avec tes petits camarades? Collé! Euh...
Comment ça, ça se voit que j'ai passé mon collège dans une école catho?!
Bref.
Maiiis avec le progrès, l'évolution sociale (sisi, on dit ça) et tout le tintouin, les esprits changent. Et ceci explique les rebelles de la life qu'ils disent merde aux bonnes résolutions et toussa. Le mâl est à la mode. Et vlan!, tu fumes, tu fumes, tu fumes. Et vlan!, tu bouffes du chocolat (ouaiiis, révolutioooon!). Et vlan!... Enfin, t'as compris l'idée quoi. L'opposition de ceusses qui se braquent en ne voyant que l'aspect "montre-moi que tu as un fond de moralité" de la chose, et qui crée l'effet inverse. Et même que parfois, l'opposition et le reste se heurtent.
"- Bonne annéééée!
- Oué, beaux nén...*** Bonanée.
- Alors, c'est quoi tes bonnes résolutions cette année?
- Grmph. Que dalle.
- Ah booon? *chocked* Tu dois pas avoir encore d'idées! *smile* Moi j'ai pris la résolution de perdre du poids!"
Je préfère vous prévenir tout de suite : les répliques acerbes du style "t'as attendu toute une année pour y penser? Hé bien didonc..." sont à éviter. Maiis oui, la symbolique de la nouvelle année, c'est de tout recommencer à zéro bien comme il faut, bien proprement. Bon, en vrai c'est des foutaises parce qu'au boulot, le patron ou les profs sont toujours les mêmes, mébon. Peace, my friend.
Mais ne nous égarons pas.
C'est vrai qu'au fond, le premier argument qui ressort de l'opposition - et qui va bien parce que c'est pas trop satanique -, c'est qu'il n'y a pas besoin d'attendre la fin de l'année pour décider de bien faire. Allez, allez, je suis sûre qu'il y en a au moins trois ou quatre dans l'assistance qui ont déjà sorti ce baratin un jour! Moi la première, et je ne m'en cache pas (hé nan!). Parce que même si c'est naze, même si à chaque fois qu'on décide de changer un truc en nous on finit par craquer et s'envoyer chier, ça trouble les adeptes des bonnes résolutions (ou ceux qui font ça par habitude, c'est terrible, ça devient même un tic de langage). Et hop, on a la paix jusqu'à l'année prochaine.
Mais indubitablement, quelque part, on se rend bien compte qu'il y a une part de bonne idée, dans la bonne résolution du début d'année : la symbolique, encore et toujours, du nouveau départ, plus facilement illustré par ce changement radical du calendrier et qui permet de plusse mieux nous culpabiliser tellement on ne l'oublie pas!
Mh. Oui je sais, ça donne pas envie du tout. Mais soyons francs, maintenant que nous nous sommes tout dit sur le sujet : il y a bien des choses qu'on aimerait changer, hun? En plus des choses que l'on devrait changer. Le changement de verbe éviterait d'indigner les rebelles de la société. Mais c'est vachement pas facile de changer tout ça, et bon, une résolution... Faut s'engager!
Et l'homme a peur de s'engager!
(non cette phrase ne sert à rien, c'est juste un test pour voir si je vais me faire repérer par mot-clé par un magazine féminin)
Alors alors, mmh? Quelles bonnes résolutions je prendrais si je prenais des bonnes résolutions?
Notons l'emploi du "SI", et insistons là-dessus, histoire que personne ne prenne peur. Personnellement, je...
- mangerais mon chocolat sans me culpabiliser
- boirais mon sake (et autre) sans insister sur le fait que "je maîtrise la situation"
- glanderais sans me rappeler à l'ordre pour rien
Et surtout
- j'arrêterais d'organiser systématiquement moi-même tout évènement non habituel pour ne plus me prendre la tête
Mais s'engager serait mal se connaître. C'est pas drôle, une nouvelle année sans débordements, prises de tête, coups de sang, mélancolie, et problème de tranquillité de conscience! Et puis du coup, on a plus rien à inventer pour l'année prochaine...
Mh?
Je "dénature le principe de la bonne résolution et procure de bonnes excuses à ceux qui en ont rien à foutre"?!
Ah, meerdalors...
*et n'oubliez pas le fantôme de Jean-Paul! Mais si, vous sentez pas justement comme une odeur, là?
**mais si monsieur, je vous jure que j'écoutais en cours #crache par terre#
***attention, les blagues vaseuses risquent bientôt la peine de mort x3
Aucun produit illicite n'a été fumé pour la réalisation de ce post. Juste une ou deux boîtes de Kinder. Et par voie buccale.

jeudi 11 octobre 2007
Les WCs publics : a New Era Begins.
Il est quelque chose que tous, venant d'établissements publics ou privés, avons pu observer durant notre parcours scolaire puis social : les WCs publics gribouillés. Et où par conséquent, il devient inutile d'apporter un petit magazine pour accompagner notre petit besoin vital d'un brin de lecture légère, puisqu'il suffit de lever le nez vers la porte/les murs/voire le sol.
Et même si on a grandi avec ce phénomène, il arrive que parfois, on se pose tout de même LA question : mais QUI sont ces gens qui créent ces magazines muraux, et QUAND font-ils cela? C'est tout de même frustrant, on vient faire son petit pipi régulièrement à tel endroit, et JAMAIS on ne voit le moindre petit journaliste improvisé! Mais diantre, où se cachent-ils? Peut-être qu'ils nous guettent, attendant que l'on sorte pour se remettre aussitôt à l'oeuvre? Non parce qu'il y a toujours quelque chose de nouveau hun.
Ou bien peut-être s'agit-il d'une rédaction anonyme à l'oeuvre dans chaque établissement quelconque, qui travaille la nuit?
Les faits sont en tout cas bien là : les WCs publics sont devenus un réseau de communication étendu. Un jour, peut-être qui sait, la communication par WCs prendra autant d'ampleur que le Net, et on appelera ça le "WcsP-com!". Et alors il sera aussi possible de dire "Ouais-euh on s'est rencontrés le mois dernier sur WcsP-com!" D'ailleurs on notera d'ores et déjà une similitude bien marquante avec le Net, telle que la perplexité associée à la lecture de mots-clés du Web dont on peut faire preuve en se retrouvant devant certaines infos Wcs.com!.
Mais il est fortuit pour l'instant d'anticiper de la sorte. Concentrons-nous plutôt sur les faits bien présents. Ce réseau de communication, comment se présente-t-il? Hé bien on remarquera que bien souvent, ce que nous appellerons pour plus d'aisance dans l'expression les "infos du WcsP" se classent en catégories distinctes. Oui, comme sur un blog ou pour un journal! Je vous propose donc par la suite d'observer succintement lesdites catégories auxquelles on peut se retrouver confronté pendant un rapide pipi ou une longue occupation que la pudeur (ou presque) m'interdit de nommer ici. Il y a donc dans un premier temps :
I. Le courrier du coeur
Cette rubrique n'est pas sans rappeler parfois ledit courrier du coeur de magazines féminins ou plus simplement des sujets de forums féminins. Et pour cause, exemple.
*ATTENTION : RETRANSCRIPTION DES INFOS WCSP DE L'ANALPHABETE AU FRANCAIS plus ou moins CORRECT*
Une telle, un jour, vous écrira à vous qui lisez (oui, vous) :
- "J'sors avec un russe, j'sais pas quoi faire."
Et ce jour-là, sans trop comprendre ce que l'on vous veut, vous pauvre non-initié aux joies du WCsP, vous vous direz simplement depuis votre trône "ben, euh, j'sais pas, apprend sa langue *gag*, apprend le reste *re-gag*, euh..." et puis vous retournerez à la bête civilisation.
Et puis le jour suivant, surprise! "Le sujet a reçu 15 réponses".
- "Ouah trop dur j'te comprend."
- "Plaque-le et trouve toi un mec d'ici."
- "C'est si loin chez lui?"
- "ô, amour, source de douleurs et de plaisirs... Comment donc la Distance parviendrait-elle a se faire cruelle trahison en nos coeurs épanouis de tendresse?" nb : afin que le lecteur puisse s'emplir de la beauté du texte, nous le lui retranscrivons dans sa version originale : "ptin lamour ça fais mal mais le cul ces cool. mai bon, stu l'aime ton mek jvoi pa cke ca fais."
(...)
Et là donc, vous voilà partagé entre la honte de n'avoir pas compris plus tôt (aaah ben oui, elle sait pas quoi faire pour le voir, aah), et celle de poser vos yeux sur... La... Le... Ce... Bouh... Ce remaniement si spontané de la langue française et un tel développement d'observations pertinentes et cultivées.
II. Les débats politiques
Ici vous aurez le plaisir de pouvoir découvrir quelles sont les tendances politiques de l'établissement où vous pissez que vous fréquentez... Et c'est généralement fort diversifié! Exemple.
*ATTENTION : RETRANSCRIPTION DES INFOS WCSP DE L'ANALPHABETE AU FRANCAIS plus ou moins CORRECT*
- "Les fachos au trou."
Et le débat est donc brillamment lancé.
- "Connard sans fachos y a plus de France."
- "Arabes tas de merdes"
- "Ramène ta gueule pour m'dire ça pour voir"
- "PD"
- "Fachos connards"
(...)
Bien sûr, vous ne manquerez pas de découvrir d'autres débats très prenants sur par exemple l'économie en France ("foutez le camps les étrangers vous bouffez tout"), la politique ("Sarkochon baise Ségo"), ou encore l'écologie ("ma merde elle fait pousser des fleurs connard").
III. L'actualité
Parfois portée sur l'établissement des toilettes en lui-même, celle-ci se porte également sur le monde (faut pas pousser, si loin ils connaissent pas) la France. Vous aurez donc le plaisir d'avoir vos infos sous les yeux pendant votre pissou - ou plus si affinités. Exemple.
*ATTENTION : RETRANSCRIPTION DES INFOS WCSP DE L'ANALPHABETE AU FRANCAIS plus ou moins CORRECT*
- "vous avez tous voté Sarko. Bravo."
- "c'est la France ici!" (ah merde, encore?)
- "sarko bourré trop lol"
- "et voilà je l'avais dit c'est trop con ségo et hollande sont plus ensemble, voilà"
- "ségo est sexuellement insatisfaite" nb : afin que le lecteur puisse s'emplir de la beauté du texte, nous le lui retranscrivons dans sa version originale : "ségo ctune mal baisé ouai"
Et vous voilà bien mis au courant! Merci WCsP! :)
IV. L'espace lecteur
Ici vous pouvez laisser vos impressions, ou bien encore vous contenter de lire celles des autres - toujours très inspirés quand ils vont faire caca. Exemple.
*ATTENTION : RETRANSCRIPTION DES INFOS WCSP DE L'ANALPHABETE AU FRANCAIS plus ou moins CORRECT*
- "salut"
- "yo les meufs"
- "t'es con"
- "toi tu pues"
- "vazy nique ta mère"
*etc*
Il arrive parfois qu'un phénomène intéressant se produise au milieu de cette belle fresque : celui qui craque. Ce marginal, cet individu malpropre, cet goujat, cet ennemi public... dit généralement ceci :
- "RAAAAAAAAAAH ZETES CONS ZETES CONS ZETES CONS VOS GUEULES RAAAAAAAAAAH".
Hé oui. Ah là là.
On lui donnerait bien un cookie pour le consoler de sa regrettable erreur tandis qu'à sa suite une ribambelle de réponses encore plus élevées intellectuellement culturellement etc. s'affichent immanquablement.
Hé oui, même sur WCsP, la règle est déjà d'Or : Do Not Feed The Troll.
WCsP-com!, le réseau qui vous communiquera l'amour de votre société!
(Bon pour le transit.)
(Pas du tout Sponsorisé par les concierges qui nettoient et vous emmerdent.)
lundi 10 septembre 2007
J'ai testé pour moi... III
La conduite accompagnée
Vous connaissez sûrement le petit rond blanc et noir collé à l'arrière d'une voiture dont le conducteur fait sa conduite accompagnée? En fait, ça donne ça :
Simple - un rond blanc, deux bonhommes et les mots "conduite accompagnée" écrits avec style -, et Efficace - un bonhomme qui tient un volant et un plus gros qui le surveille pour ceux qui savent pas lire. Même si vous ne connaissiez pas, vous pouvez reconnaître. C'est du quasi-universel.
Ok pour le sigle. Mais la conduite accompagnée, ça consiste en quoi? En (très) gros, c'est un système d'apprentissage de la conduite qui permet, une fois le permis acquis, d'être un débutant "A" moins longtemps et de moins raquer pour l'assurance. Idéologiquement parlant, cet apprentissage en longueur, contraire de l'autre méthode "je prends des cours puis je passe ou casse mon permis", est censé être un apprentissage en douceur : se familiariser davantage avec la route, ne pas se retrouver livré à soi-même immédiatement et dans des situations non rencontrées pendant les cours et le permis, apprendre sous cape quelques "trucs", gagner en aisance, etc.
Possible dès 16 ans après obtention du code et blablabla (je passe hun), une des caractéristiques de la conduite accompagnée est que cette conduite se fait "accompagné[e] d'un tuteur d'au moins 28 ans et ayant son permis de conduire depuis plus de 3 ans" (Wikipedia mon ami). Bon, si on est le bébé de la famille, ça peut être un grand frère ou une grande soeur qui s'y colle, mais en général, conduite accompagnée rime avec parents. Sisi.
Bon, en même temps ils vont pas râler, le plus souvent c'est eux qui ont décidé qu'on passerait par la conduite accompagnée, parce que eux ils n'ont "pas pu le faire et c'est vraiment dommage parce que se retrouver livré à soi-même sur la route anhlala" et tout ça. JUSTEMENT. Vous allez commencer la conduite accompagnée, et si vous ne connaissez pas encore... Eux non plus.
Au tout début, naïvement, vous regardez votre carnet de conduite, et observez que vous avez 1000 km à faire. Vous ne calculez pas forcément qu'une fois ceux-ci faits, vous passez un "rendez-vous pédagogique" (ou "je vérifie que tes parents n'aient pas besoin d'un rappel auto-école"), pour ensuite reprendre... Avec 2000 km de plus. Hé ben ouais. Tu te croyais où didonc? Je te rappelle que Little Sarko is watching you!
Parfois donc, on essaie de se représenter ce que ça peut faire. On se dit, "Perpignan - Paris = 1000 km" (ou "votre trou - une ville située à 1000 km"), et puis ça s'arrête là.
La réalité commence. Fini de rêver "ouaiiis quand j'aurai mon permis et tout". D'abord la conduite accompagnée. Et à moins de vous faire un road trip tous les week-ends avec vos parents, c'est pas gagné.
Hop, on commence à prendre quelques habitudes! Je vais au lycée/à la fac avec maman, elle me fait me déposer! Cool... Combien? Ah, 5 km. C'est peut-être pas encore ça. Vous avez la chance de vivre comme moi dans une région où vous avez la montagne et la mer juste à côté? Ben les week-ends "Hop, on va à la mer", ça donne "Ouaah, 20km...". Ok, ok, je dramatise, tout le monde ne vit pas entre mer et montagne dans le trou (...) du monde. C'est ma vie, c'est rien, tu peux pas comprendre... [minute dramatique]
Mais ça encore, si on n'est pas vraiment pressé, qu'on n'a pas envie de sortir de son trou (...) du monde vitevite et qu'on ne sature pas troptrop d'aller voir tatie bidule tous les week-ends pour un repas de famille, c'est qu'une question de temps. C'est bien connu, avec le temps...
Non l'autre notion de temps assez marrante, c'est celui qui s'est écoulé entre l'obtention du permis de vos parents et votre conduite accompagnée. On a intérêt, de suite, à bien faire dans sa tête la distinction "ce que je fais avec papamaman/ce que je dois faire au permis". Parce qu'il faut bien l'admettre, ce qu'on fait avant le permis, c'est pas forcément toujours ce qu'on fait après. (Ok ok, qu'il ou elle se lève, celui ou celle qui s'arrête toujours 45 secondes au STOP et roule à 30 km/h dans les zones à 30 désertes le dimanche. Ahahaha.) Et les parents, ça fait perpète qu'ils sont dans ce qu'on fait après le permis. Et les réminescences, ils vont peut-être pas adorer.
" - Bon, tu m'appuies sur le champignon là, oui? Tu roules à 35!
- Mais je vais déjà trop vite, c'est limité à 30!"
- Roooh, pfffff, y a pas un rat..."
Vous vous entraînez à bien vous appliquer, bien faire ce que votre instructeur d'auto-école vous a dit, histoire de ne rien oublier au moment de passer le permis, et de ne pas le louper juste pour avoir oublié de faire un truc que plus personne ne fait parce que ça ne sert même pas à un peu plus de sécurité. Vos parents, ils veulent bien, mais ils aimeraient bien arriver un jour là où il fallait aller à la base, et souvent, celui qui vous accompagne n'est plus habitué à se faire conduire.
" - Raah mais t'es pas obligée de marquer autant ta voie dans le rond-point!
- Aaah hé, ho, je me suis déjà faite suffisamment engueuler parce que je le faisais pas pendant les cours!
- Hé ben ton instructeur est immunisé contre le mal de mer!
- Pas grave, c'est comme la conduite, ça s'apprend!"
Et parce qu'ils ne sont pas habitués à se retrouver en tant que co-pilote, souvent ils ont des tics nerveux...
" - Ben... Pourquoi t'as donné un coup de pied?
- J'ai voulu freiner... *mal*"
Mais s'il n'y avait que ces tics nerveux... S'ils n'en sont pas conscients immédiatement, ils vont vite réaliser qu'ils laissent le volant à un débutant, sans moyen de freiner ni contrôler le véhicule en cas de problème. Si les instructeurs d'auto-école ont l'habitude, eux peut-être moins, et ils flippent. D'ailleurs, parfois ils posent beaucoup de questions audit instructeur avant de débuter l'aventure, quand celui-ci vous rend à eux.
"- Et... Pour les rétros? On n'en a pas en double comme vous pour voir ce qu'elle voit dans le rétro, donc...?
- Pas de soucis, si vous ne prenez pas l'habitude, ça s'achète!
- Mamaaan tu veux pas demander des freins en double non plus!
- Le...? Ah! Oui! Le frein! Comment je faiiis?"
Donc si la conduite accompagnée est censée faire gagner en aisance, c'est sûrement aussi dur au départ à gagner pour les parents. Tout ce temps où on essaiera de gratter quelques kilomètres de plus ("pour le permis svp"), il s'agira pour eux de s'habituer à ce que le volant soit tenu par un autre, le tout en maîtrisant et en donnant des conseils éclairés et détachés. Du style blond de Gad Elmaleh "attention loulou, tu vas emboutir la voiture, garde ton calme, il faut freiner dis donc". Pas sûr qu'ils y arrivent du premier coup, alors soyez indulgents.
Par contre, vous aurez parfois à leur rappeler que ce n'est pas la peine qu'ils cognent contre la portière, ils ne trouveront qu'elle à leur droite, et non pas la boîte à vitesses. Hé oui, la conduite accompagnée nécessite d'avoir des nerfs solides. Et une certaine ouverture d'esprit aussi.
"- Je te dis que c'est mieux de se mettre sur cette voie ET JE ME FOUS DE CE QU'IL DIT L'AUTRE CON D'INSTRUCTEUR!
- Ok ok. ... Oh bah merdalors, on se fait arrêter par un flic didonc, c'est con hun.
- ..."
C'est également l'occasion de tester leurs propres connaissances, et leur droite/gauche. En même temps que les siennes bien entendu. Mais ne pas oublier que ce sont quand même les parents souvent qui indiquent où ils veulent qu'on aille.
"- A droite.
- A... A droite?
- Oui, à droite.
- Mais... Mais t'es sûr, à dr...
- OUI, à droite!
- Mais...
- A DROITEUUH!
- Bon, bon... Rooh...
- Mais... Où tu vas??
- Ben, à droite hun.
- Mais c'est un sens interdit là!
- Ben j'ai bien essayé de te le dire, mais tu m'as dit à droite!
- ... C'est boon, c'était la gauche en fait, rooh..."
Néanmoins, il y a un point qui ravie généralement en prime abord les accompagnateurs. Ils se disent "c'est toi qui conduis, je peux picoler, et toi tu me regardes!".
Hé ben nan. En cas de contrôle, l'accompagnateur est contrôlé encore plus que l'apprenti. On peut donc dire désolé(e) papa, désolé(e) maman... Vous aussi, vous allez en baver jusqu'à ce que je passe mon permis. Parce que la conduite accompagnée, c'est ça : un partage d'emmerdes et de connaissances. Tout en sachant que c'est l'accompagnateur qui trinque le plus souvent...
Alors je pense qu'on devrait se montrer plus honnête avec le sigle de la conduite accompagnée. Ne pas se mentir, et ne pas mentir aux autres. Afficher une vérité, et non un idéal. La conduite accompagnée, c'est plutôt ça :
Et à dans 3000 kilomètres, bien sûr... ;)
Pour résumer
Ce qui est glop pour la conduite accompagnée :
- un entraînement supplémentaire et plus appronfondi à la conduite
- un laps de temps moins long en tant que débutant
- une assurance moins difficile à avaler une fois le permis passé.
Ce qui n'est pas glop pour la conduite accompagnée :
- l'entraînement est vraiment long
- c'est pas forcément la joie
- on prend facilement des réflexes à bannir pour passer le permis
mardi 12 juin 2007
"Approchez vous de cette femme et demandez-lui si la lueur de ses yeux est à vendre." [André Breton]
Il n'y a pas si longtemps, ce que je détestais le plus après les courgettes bouillies et les strings, c'était les dragueurs [de plage plus précisément].
Maintenant, ils arrivent tout de suite après les courgettes bouillies. Et pourtant les strings rentrent toujours dans la catégorie des choses qu'il faudrait coller aux messieurs qui aiment pour qu'ils finissent par vouer un culte à la culotte. C'est bien une des seules choses pour laquelle je me revendiquerais féministe convaincue.
En fait, j'ai préféré préciser [de plage] pour bien viser expressément ceusses qui sortent à l'affût du moindre morceau de chair fraîche, afin de les distinguer de ceusses qui draguent pour la femme - ou l'homme - en elle-même. A comprendre donc que je ne parle pas uniquement des messieurs qui, la belle saison venue, arpentent les plages avec leur panoplie lunettes-noires-et-sourire-de-chacal-tombeur à la recherche d'une victime présentant assez bien à leur goût pour occuper Popol, mais aussi du même genre d'individu déplacé dans un autre contexte. Seul le principe du comportement est visé ici.
Au fond, que l'on soit en train d'attendre un(e) ami(e) blottie au fond d'un café devant un chocolat brûlant quand il vente dehors, ou que l'on se dore un peu le nombril en face de la mer, lorsqu'ils arrivent, le résultat est le même : ils nous emmerdent. Il y a quelques temps, quand ils arrivaient en 3ème position dans ce que j'exécrais le plus, j'en profitais pour m'amuser un peu, et les virer d'une façon assez cuisante pour qu'ils se souviennent tout le reste de leur vie de ne jamais plus aborder d'un air serein les brunettes qui ne l'ont pas. Maintenant qu'ils arrivent en 2ème - les courgettes bouillies ne pouvant être doublées -, il arrive des moments où je n'ai plus envie de jouer, et où je me contente de répondre.
Les "Salut ça va bien, j'te dérange pas?" se prennent juste un --> Si. classique.
Les "J'te paie un verre?" qui autrefois leur valait de payer le verre puis de se retrouver tous seuls une fois l'addition réglée s'empèguent des --> Non. tristes.
Quant aux "T'es charmante, tu sais" qui sans que je sache trop pourquoi m'indisposent - peut-être le fait que c'est généralement le seul compliment dont ils sont capables et qu'à force les "charmantes!" à l'accent du sud on a tendance à mal les digérer -, plutôt que de se prendre des "Je sais, au revoir" pompeux et déstabilisants, ils ingurgitent un --> mépris total.
Dans le meilleur des cas.
A ajouter en effet à ceux-là leurs congénères en voiture qui ne peuvent pas s'arrêter quand vous êtes à pieds, et qui se sentent obligés de klaxonner, vous racourcissant votre vie d'au moins dix ans tellement votre coeur en a pris un coup. La seule manière de relativiser avec eux, c'est de se dire qu'il y a aussi ceux qui trouvent le moyen de s'arrêter à côté de vous, et de vous suivre jusqu'à ce que vous leur ayez fourni au moins un élément de réponse qui le satisfasse. Ne serait-ce que votre prénom. N'essayez plus de répondre "Mirette" ou "Bernadette", ça ne prend plus - et si vous vous appelez réellement comme ça, vous êtes pas dans la merde.
C'est comme ça : l'homme a décidé que sa proie serait celle-ci, qu'il allait la suivre et la gonfler, alors elle serait suivie et gonflée. Parce que monsieur veut. Parce qu'il n'y a pas de loi contre ça. Parce qu'une fille qui se fait filer par un mec en voiture, ça n'interpelle personne. Je parle de drague, sujet futil, mais on peut parler aussi d'insécurité puisque ce mot plaît tellement : l'insécurité, c'est quoi à part des gens qui s'en foutent? Pourquoi sont-ils rares ceux qui sont au moins capables d'intervenir lorsqu'une jeune fille dans la rue est suivie de trop près par un ou des gars en voiture? Pourquoi, alors que dans d'autres cas plus graves, il en faudrait qui soient capables d'intervenir d'une manière ou d'une autre quand quelqu'un se fait agresser au beau milieu d'une rue fréquentée.
C'est facile, au fond, de décider quelque chose quand on peut le faire. Nous sommes dans un pays libre, n'est-ce pas? La liberté d'agir appartient vraisemblablement à ceux qui la prennent. La liberté de se défendre, elle est bien gentille, mais elle est pas un super pouvoir qui repousse les méchants. Y a que les bisounours qui peuvent faire ça. C'est pas de l'amour qu'ils envoient pour se "défendre" eux? 'suis pas sûre que ça aide. Allez envoyer de l'amour à un violeur en même temps. Je pense pas que la pauvre fille qui se retrouve dans une telle situation pense à envoyer de l'amour.
Je ne sais pas très bien pourquoi je dérive sur ce sujet, sujet inspiré par un énième bourrin que j'ai le malheur de connaître, et plus ou moins réciproquement.
J'espérais juste qu'on puisse dire "laissez-moi tranquille" à quelqu'un pour qu'il cesse de s'amuser, même si le derrière qu'il a vu lui plaisait. Que c'est pas le marché, qu'on peut pas toucher pour voir si c'est bien mûr, qu'on peut pas réclamer son dû à une jeune fille ou une femme n'a rien demandé. Qu'il n'est toujours pas, non, dieu tout-puissant - et que de toute manière, dieu ou un dieu me palperait le cul, il se retrouverait comme les autres écrasé contre un mur.
Voilà, c'est ça, maintenant que les dragueurs de ce genre sont arrivés en 2ème position dans ce que j'excècre le plus, je ne m'amuse plus : je suis plus agressive que jamais.
C'est peut-être contraire à la diplomatie que j'essaie d'ingurgiter dans ma manière impulsive de me comporter, mais je dois penser à trop de choses rapidement quand on m'aborde avec assurance en louchant vers mes seins ou mon cul, pour me sortir calmement de ce dialogue engagé dont je ne voulais pas.
Il n'y a pas si longtemps, je me contentais de "casser" quelque peu ceux qui venaient se frotter trop près.
Maintenant, même les "oh, charmante!" me rendent malade. Et de toute façon, quand on ne répond pas à cela comme il convient, on se prend à la place un "salope" lancé aussi facilement que le "charmante" précédent.
Hé oui, la logique du siècle : la fille qui fait sa difficile est aujourd'hui une fille facile.
M'enfin, qu'ils rêvent. Ou qu'ils crèvent.
mardi 22 mai 2007
J'ai testé pour moi... II
Les mâles allergiques au déodorant (ou à cette abomination terrienne qui pue plus que leurs chères odeurs naturelles et qui au moins ne détruisent pas la couche d'ozone)
Soyons clairs tout de suite : je ne sous-entend ni n'affirme point que seules ces dames et demoiselles ont un sens de l'odorat assez raffiné pour détester ce que nous appellerons les "odeurs de chaleur". Je pense que certaines doivent être aussi maniaques que certains mâles, et rejeter toute forme de déodorant salvateur en ces périodes de hautes températures, mais il se trouve que je n'en ai pas encore rencontré. Du moins, pas au point de revendiquer haut et fort et bras levés (yeurk...) la survie de leurs odeurs si... Naturelles. Et de toute façon, je n'ai jamais entretenu de relations sentimentales avec ces dames (vraiment navrée).
Aussi je tiens à préciser que je n'ai rien contre vous, messieurs, car si c'était le cas il faudrait que j'en ai autant contre mesdames, MAIS j'en ai tout particulièrement contre les aisselles odorantes un bel après-midi d'été sous 30 °C en moyenne. Et en attendant, de toute ma petite vie insignifiante et critique, seuls des mâles ont tenté de m'intoxiquer au Anaïs Anaïs de Cacarel, garanti 100% naturel.
Donc, en effet, j'ai eu l'occasion de tester - comme sûrement beaucoup d'entre vous. Et inutile de chercher bien loin, car, en effet, les mâles de ma famille répondent parfaitement au profil. Leur aversion pour le déodorant est telle que si j'avais été mâle dans la famille moi aussi, j'aurais sûrement perdu beaucoup de ma saine masculinité (celle qui diffère des petits chichis des filles, maquillage, parfum, tout le tralala qui les font sourire en se disant sûrement "comme c'est mignon, mais comme c'est futile") en recourrant à l'utilisation de St Déodorant, celui qui nous aime et nous protège de nous-même. Mais de toute façon, je ne suis pas un homme.
*explique justement la chose à un énième spam qui veut enlarge HER penis*
Bref. Pas qu'ils soient macho, au contraire. Ni qu'ils aient beaucoup d'idées reçues. Mais il se trouve que quand on est têtu, et qu'on n'aime pas quelque chose, tous les moyens sont bons pour tenter de dévaloriser la chose. Utiliser du déodorant, c'est se rajouter du "truc-qui-pue" sous les bras - c'est un acte futile que l'on range avec celui de se maquiller tant qu'à faire.
(Heureusement, beaucoup d'autres messieurs vénèrent autant que ces dames l'utilisation du déo. Chaque camps a compris ce qu'il devait faire et éviter s'il voulait draguer, c'est une question de survie, l'humanité évolue.)
Alors voilà, les gens qui dédaignent le déodorant, j'en ai rencontré, et pas que dans ma famille. Dans la vie sentimentale, ça fait découvrir l'être aimé sous un aspect estival qui, de suite, vous plaît un peu moins, surtout s'il vous sort un beau matin que votre déodorant "pue". Immédiatement, une impasse se créée entre cette vie sentimentale et sa copine la vie sexuelle, c'est même assez surprenant. A défaut de sex-appeal de toute façon, il reste le sexe à pile, mh? (ahahaha, bon, c'est la chaleur, vos gueules.)
Nuançons tout de même, nuançons : l'être humain ne pue pas vraiment. Sa transpiration peut atteindre un stade de pestilence élevé, c'est différent. Bon, pas un peu de transpiration. BEAUCOUP de transpiration. D'appétissants fumets verdâtres sortant de sous les bras. A ce sujet d'ailleurs, on se rend bien compte que le métro est une invention venue du fin fond des enfers. Surtout quand on est de petite taille.
Dooonc, quand on transpire BEAUCOUP, que fait-on si on a la chance d'en avoir sous la main? On... ? On...? On MET DU DEODORANT, bravo!
Allez, soyons conciliants, admettons en effet que certains déodorants "puent autant que les odeurs naturelles". Et que les mélanges de déodorants mènent à quelque chose de si immonde qu'il détruit sans problème le mythe du vestiaire des hommes qui pue et du vestiaire des femmes qui sent la rose.
Avouons, mesdames, un vestiaire pour nous, ça sent très souvent un peu de tout, SAUF la rose. Ou alors la rose traînée 154 fois dans une bouse de gnou avant de moisir 20 jours dans une boîte de roquefort (100 ans d'âge) en passant par quelques pieds de coureurs après entraînement intensif. Avec du pus, les pieds. (Ah vous mangiez? Désolée.)
Car une fille, ça transpire aussi! (héééé oui) Mais en général, ça a horreur de transpirer plus que tout. Alors après le sport, ça déodorise. Et la copine à côté, ça déodorise aussi. Et l'autre copine à côté, ça déodorise encore. Notons que tous les déodorants sont différents.
Le résultat?
Messieurs, avez-vous du mal à rentrer dans les parfumeries telles que Sephora et cie, en raison de la vraiment, mais alors vraiment, trop forte odeur? Ajoutez à cela les odeurs de transpiration qui restent et se mélangent, et en bonus dans certains vestiaires les doux relents des toilettes turques, foutues là par des mâles qui sûrement ne se doutent pas que les femelles vont aussi aux toilettes quand elles ont leurs règles.
Voilà.
Mh? Gore, MOI? Alloooons...
Nous nous éloignons du sujet. Sujet qui se trouve être, je le rappelle, "Les mâles allergiques au déodorant".
Nous leur avons donné raison sur le point que certains déodorants peuvent ne pas voler plus haut que le naturel des aisselles un bel après-midi d'été.
Mais cela leur laisse tout de même la possibilité de trouver des déodorants qui ne sentent pas fort, voire qui ne sentent pas (enfin, ça c'est le plus souvent ce qu'il y a écrit sur la bouteille), et qui régulent la transpiration (ça aussi c'est souvent bien écrit sur la bouteille). Et également celle d'entretenir une pilosité des aiselles favorisant les odeurs, si excessive. Ne ricanez pas mesdames, vous aussi vous avez des poils. Ahahaha. Foutue mère nature hun? Bon, je ne propose pas l'épilation à la cire, ni d'ailleurs l'épilation complète. Il faut quand même qu'il y ait des avantages à être un homme. Maiiis je propose en cas d'excédent de "couper c'qui dépasse".
(en plus je dis ça comme ça, mais chez les nanas, le poil sur un mec c'est dépassé de mooode, pfoulala...)
(enfin je crois)
Et, après, en cas de besoin, et sans forcément se fier à ses narines averties mais à la mine de son entourage ou sa dulcinée, un petit pshit de déo discret, vous savez, comme dans les pubes avec les messieurs tous nus. (note : un déodorant à bille ne fait pas pshit, ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit et ne m'accusez pas de vous avoir fait tourner dans tous les sens pendant toute une après-midi une bouteille de déo à bille sans trouver le bouton.)
Car les odeurs parfois peuvent être déplacées. Et dans les moments appelant à la sensualité, elles peuvent briser un moment magique - ou un mythe.
Après, si on aime réellement ces bonnes vieilles odeurs bien naturelles et qu'on trouve un ou une partenaire partageant son goût, ma foi... Have fun! Et longue vie... Sans déodorant - cette invention, à ne pas en douter, du Mal.
Bilan Les mâles allergiques au déodorant
Ils restent tout de même une minorité, et les derniers vétérans anti-déo me semblent disparaître de plus en plus. Mais il suffit d'avoir autant de bol que moi pour tomber sur ces vétérans en dehors de la famille - et encore, j'avoue ne pas en avoir connu beaucoup.
On peut aimer ce mouvement, on peut le suivre, mais ce ne sera pas mon cas personnellement. Mon cas à moi, c'est plutôt "A la recherche du déodorant perdu" à travers le dédale de rayons pleins de déos "qui puent", "qui servent à rien", "qui sont trop petits", "qui sont que de l'esbrouffe", etc. Hééé oui, trouver son déodorant, c'est trouver son âme soeur... x3
Et parlant d'âme soeur, si la vôtre est un anti-déo, qu'il ou elle ne s'inquiète pas plus que vous : ce sera l'occasion de tester la force de vos amours.
Et ça, c'est quand même plus romantique que d'aller sauver sa minette d'un méchant dragon qui pue d'la gueule, mh? L'ère du fier macho qui s'gratte les couilles en brandissant sa super épée mortelle après avoir pris son premier et dernier bain de l'année... Est révolue. N'est-ce pas messieurs? ;)
mardi 17 avril 2007
Rien que des mots, surtout des mots
Je ne sais pas si j'ai envie de rire, ou si j'ai envie de pleurer. Je suppose que ni l'un ni l'autre ne me tente, en fait. Ce ne sont, après tout, que des mots, avant d'être des actions. Mon visage restera le même.
Je ne sais pas, et à vrai dire je m'en fous. Disserter là-dessus est généralement le meilleur moyen de finir par pleurer - de fatigue -, donc à quoi bon se faire mal au crâne si on connaît d'ores et déjà la réponse?
Mais je suis vague. Ce n'est pas vraiment important, tout ça.
Je suis fatiguée. Beaucoup de gens sont fatigués tous les jours, et c'est un état normal qui permet de dire de temps en temps "Je suis en forme". Mais c'est encore qu'un mot. Un foutu mot. Un mot comme un autre qui ne résonne jamais de la même manière selon l'oreille ou l'oeil dans lesquels il tombe. Alors des mots, je finis par me dire que tout le monde en dit tous les jours, aussi. On donne, on jette, on crache, on chante, on lâche, on crie, on murmure des mots... Comme ça.
ça fait beaucoup, un mot, deux mots, des mots. Mais ce ne sont que des mots.
Souvent, on en dit sans trop faire attention, sans penser à leurs vrais sens, qu'on finit par oublier de fil en aiguille. Tout le monde en sort, des mots. Y en a même qui en vivent. D'autres qui leur doivent la vie. Et quelques uns qui tentent d'en oublier tout au long de leur vie, bien qu'ils soient gravés au fer rouge au-dessus du sang de leur coeur, ce sang même qui tambourine partout dans le corps quand on l'écoute. Aussi assourdissant que des mots.
A vrai dire, on sait tout ça souvent, ou bien on manie un autre truc de ce genre pour tourner la vie et ses choses à son avantages. On manie les mots comme on enfile des perles pour faire un collier. Et chacun a sa manière, ses problèmes, pour enfiler les perles.
Il y a ceux qui ont les mains moites, et qui passent plus de temps à essayer de décoller les perles d'entres leurs doigts, s'emberlificotant dans une gêne rien qu'à eux, plutôt que d'aboutir à une création complète.
Il y a ceux qui enfilent ça comme s'ils étaient nés pour ça, pour créer des chefs d'oeuvre sans raison, juste parce qu'ils savent le faire.
Il y a ceux qui s'emmerdent et abandonnent au bout d'une dizaine de perles.
Il y a ceux qui commencent avec des tonnes de projets dans la tête, telle couleur avant telle forme, mais qui finissent par abandonner quand ça ne va pas assez vite ou assez bien.
Il y a ceux qui n'ont jamais demandé à faire ça, et pour qui enfiler des perles ne demande pas la moindre considération. Ce ne sont que des perles. L'une après l'autre, qu'importe le sens?
Il y a ceux qui y passent leur vie parce qu'ils ne savent faire que ça.
Et puis, il y a ceux qui aiment bien la ficelle, vide, parce qu'ils ont été trop déçus par les couleurs.
Et moi, moi je ne sais pas où je suis. Peut-être un peu partout. J'enfile, je crois, mais je n'ai jamais aimé les perles, et encore moins les colliers. Je les aime, de loin, je n'aime pas leur contact - je n'aime pas les toucher, qu'ils me touchent.
Mais des fois, on ne peut pas vraiment faire autrement. Le dire? L'expliquer pour l'éviter, en comptant sur l'indulgence des autres? Et s'ils venaient à en rire, ou à en pleurer? Ce ne serait que des mots... Encore.
J'enfile de loin, là sans l'être, toucher les autres sans se toucher soi-même. Quel but étrange. Y a-t-il un but? Un sens au but? Oh, ce ne sont que des mots.
Et moi, encore, moi ça me fait rire, ces mots, ces perles qui paraissent belles aux yeux de certains. J'entends Volonté, j'entends motivation, j'entends passion, et je n'entends rien. Alors on choisit la bonne place pour les belles perles, et on fait de beaux colliers, du style Avec un peu de volonté on peut faire n'importe quoi - La motivation, c'est la clé de tout - Que l'on ait ou non une passion, il faut de la volonté pour arriver à quelque chose.
Alors, oui, ça me fait rire, mais je ne sais plus si je dois en rire ou en pleurer, parce que ces perles me touchent. Et j'ai beau me dire que ce ne sont que des mots, que l'homme ne doit rien à des mots débiles mais plutôt à où il pose ses pieds et la direction qu'il leur fait prendre, mais je suis touchée. Et la Volonté, ce n'est pas ce que je veux.
Une perle, après tout, n'a ni température ni direction à prendre si on ne l'utilise pas. Elle est vide de sens, et peut rouler un peu sur place en attendant qu'on l'utilise.
Mais elle peut être chaude, serrée dans une main.
Et brûlante, posée à côté d'un feu ardent.
Si froide, dans la glace.
Une perle, c'est qu'une perle, et un mot, ce n'est qu'un mot - je crois. Tout dépend de l'impulsion qu'on lui donne... Bonne ou mauvaise. La cible sera touchée en fonction.
Mais, pitié, qu'on arrête d'en jeter par masses sans savoir qui sera touché...
mardi 10 avril 2007
J'ai testé pour moi... I
Le comatage déprime chocolat/télé.
En fait ça pourrait revenir à assumer le fait de ne rien foutre en envoyant chier tout ce qu'on a à faire pour se blottir dans un fauteuil devant la télévision en s'empiffrant de cochonneries. Un truc bien classique quand on a un coup de déprime - série commatage.
Sauf que je n'avais jamais réellement testé. Comprenez, pas que je sois une fille parfaite-qui-ne-déprime-jamais-et-de-toute-façon-ne-se-laisserait-pas-aller, loin, bien loin de là (une Gwen est une fille quasi normale à ceci près qu'elle se nourrit au chocolat et est peut-être un peu plus chiante que la moyenne). Mais disons que je suis fondamentalement plus ordi que télé, donc déprime plus devant le pc que devant la tv. D'ailleurs c'est clair, je ne supporte pas la télé - je vais même jusqu'à regarder les Guignols de l'info sur Youtube. Les séries, j'en suis aucune, même Kaamelot quand j'en ratais je m'en foutais éperdument. Les films, je les télécharge ou vais au ciné, et il n'y a que les dvds en famille ou entre potes qui me font changer d'écran. Plus Geek que Téléphile quoi.
Alors quoi? Suis-je vraiment désespérée au point de contrarier la hantise que je porte en mon coeur pour la télévision? (Bon, en fait je m'en fous, mais ça faisait plus classe comme ça)
Nonon, j'ai mis Mulan.
De suite, on peut comprendre. Dessin animé fétiche. C'est comme ça. Bref, après-midi déprime et récitage de dialogues par coeur. (et des chansons! Sois plus violent que le cours du torrent! (8) )
ça fait moins figure de déprime classique, mais heureusement, il y a le chocolat. Le chocolat, toute bonne déprimée qui se respecte s'en empiffre avec une joie dissimulée sous le pseudo abandon de la déprime, celui qui efface toute mauvaise conscience vis à vis de la balance (du moins sur le moment, n'est-ce pas mesdames?) : "de toute façon, j'en ai marre, et au point où j'en suis..."
Sauf que, encore une fois... Le chocolat, comme je disais il me semble plus haut, j'en bouffe en permanence, que je sois triste, heureuse, neutre, chieuse, devant la tv ou le pc. Et j'étouffe ma mauvaise conscience sous différentes justifications gweniennes qui volent tellement bas que pour ce qui me reste d'intégrité je ne citerai pas. - On vit qu'une fois hun. Ahem.
Alors quoi, enfin? Que trouver de particulier à cette pratique du comatage déprime chocolat/télé ?
L'abrutissement tv : check. (Mulan, enfin, voyons)
L'engouffrement chocolat : check. (pas besoin de déprime pour du chocolat, kss.)
Il reste?
J'ai cherché, et j'ai trouvé. Quel besoin m'a poussé à quitter chambre et ordi chéris pour m'exiler sur un fauteuil face à une boîte qui fait du bruit et de la couleur? Sans compter que cette merde de magnétoscope - hé non, je n'ai Mulan qu'en K7 et non en dvd, c'est triste - exige une telle volonté pour le mettre en route qu'il anéantirait à lui seul la notion de comatage de la pratique en question.
C'est bien simple : il s'agit du besoin de pause. D'isolement. Se dire, pour quelques minutes, quelques heures dans une année, puisque je suis incapable de me poser et faire la sieste de jour (ce dernier point n'est peut-être pas général), je vais m'exiler sur un nid, dans une bulle, où le fondement existentiel sera "je ne pense à plus rien".
Voilà, voilà pourquoi on va déprimer devant la télé, symbôle avec le chocolat pour ces dames de l'interdit (tintintiiin). Pour se recueillir s'abrutir ne plus penser à ces choses qui nous exaspèrent.
Malheureusement, et je terminerai ce post là-dessus, l'isolement chez moi est chose improbable tant que parents, frère et soeur ne se sont point exilés ailleurs - ce qui relève du défi pour eux.
Essayez d'oublier que vous pétez un câble entre ces murs tandis que la soeur passe en critiquant, le frère saute partout et gueule en bossant, le père parle à tout va en se foutant de qui voudrait écouter ce que dit la télé, la mère qui lui répond.
J'ai du mal à croire qu'on ne puisse pas saisir la nuance lorsque je dis que j'aime ma famille, mais pas l'esprit de famille.
Bilan Le comatage déprime chocolat/télé.
. Les plus :
peut-être une justification de plus pour s'empiffrer de sucreries en tout état de cause
l'occasion de revoir ses dessins animés cultes
poser ses fesses ailleurs que devant son bureau pour changer.
. Les moins :
ne marche que dans une maison/un studio/un appart calme
abrutit autant que l'écran d'un pc
apporte moins de justifications après, face à la balance (sauf si on adopte l'attitude gwenienne qui consiste à oublier jusqu'à l'existence d'une balance - et accessoirement des miroirs)
Note : 5/10 :3


