mercredi 28 novembre 2007
Au Sud, rien de nouveau
Ah, comme c'est étrange, un gens. Une bête bien particulière, avec qui il est facile de cohabiter, ou non. En tout cas, un gens, ça surprend toujours. For better and for worse - we're stick all together, in pain, anger, idiocy, murder, death, birth and love
Au Sud, rien de nouveau. J'étais partie un soir et une journée pour Montpellier, voir Gad Elmaleh le soir, la ville le jour. Que du plaisir, et une bonne manière de prendre du recul. Mes nerfs abordent plus facilement les nouvelles emmerdes, preuve que j'ai bien décompressé - et ça fait du bien. Parce que maintenant, je suis à nouveau à Perpignan pour la vie de tous les jours, et bon, il faut encore se battre pour avoir cours, par exemple. L'absurde, il faut en rire.
Prenons les choses dans l'ordre. Vendredi 23 au soir, Montpellier (quelque part dans la campagne où ils ont caché le) Zénith Sud. C'est grand - grand. C'est des sièges qui ont l'air pourris aussi. Mais en fait on est bien assis. Remarque qui a l'air simple, comme ça, mais tout le monde se soucie de son popotin, au fond.
Première partie, 20h30 et quelques, on attend Gad Elmaleh, et c'est une nana qui débarque. Sur un piano. Et un micro. Elle chante. Aie. Miss Pauline à la chanson !
En fait, Gad est aux chiottes, et pour faire oublier son retard, il a envoyé sa pote pour nous sortir trois-quatre chansons braillées dans un micro mal réglé. Elle est acclamée, mais d'une part pour son jeu au piano, et d'une autre parce que c'est l'excitation totale dans la salle en attendant le bien populaire M. Elmaleh. (Nb : non je sais pas s'il était aux chiottes ou pas à ce moment, je disais ça pour la vanne, faut pas tout prendre au sérieux non plus)
Il doit être 21h quand - enfin - elle nous laisse attendre - tranquillement - le monsieur pour qui on a payé. Ouaiiis bravooo casse toiii on veut Gaaad mais elle est ravie. Ecoute, chacun trouve son bonheur où il peut hun.
Et enfin, il débarque sur scène. Entrée en fanfare, évidemment. "Papa est en haut" commence.
Avec tous les emmerdes et imprévus que j'ai eu pour réussir à le voir enfin sur scène, j'avoue que j'ai eu peur que son spectacle soit moins bien que le précédent. Du style du premier - sympa, mais on rigole pas tout le temps.
Hé bien, j'ai été rassurée! A peine arrive-t-il sur scène, que ça y est, ça commence, il balance vanne sur vanne, et quelles vannes! Encore de nouvelles phrases cultes à sortir régulièrement en société (enfin, pour l'instant ça fait un peu private joke entre ceux qui ont eu la chance de voir son nouveau spectacle).
Sur le même style que le précédent, ce spectacle est parsemé d'observations fines du quotidien... Chez le coiffeur, la St Valentin (houlà, la st Valentin "terrain glissant didonc!"), le resto du riche, Monsieur dans les magasins, les gamins... Et surtout, surtout... Papa et son gosse. D'où le titre du spectacle, finalement très compréhensible une fois qu'on a vu tout ça.
"Papa est en haut" - humour du début à la fin, quelques fines allusions au spectacle précédent et surtout le dvd, attention les ventres et les maxilliaires, personnellement j'ai eu mal hun. Pertinent en restant à la limite du "bon enfant", jamais vulgaire, Gad Elmaleh fidèle à lui-même pour un spectacle qui nous donne l'impression d'une nouvelle maturité : des observations du jeune "pompel-hop" qui fait la fête comme un australopithèque, on passe à celles du papa, qui au fond n'a pas vraiment changé... Si ce n'est qu'il tient la main de son fils. Les lumières s'éteignent pour le salut, on est surpris que ce soit déjà terminé, et sur une jolie note d'émotion.
Alors Gad Elmaleh, 3ème édition,
on adore : son humour et lui-même, qui n'ont pas changé, sa nouveauté qui ne déçoit pas, sa complicité avec le public
on aime moins : les groupies qui, depuis qu'elles ont vu dans le dvd qu'il avait répondu à l'une d'elles, gueulent à presque toutes ses vannes avec "finesse" et "humour" dans l'espoir d'obtenir son attention toute particulière. A un moment c'était tellement lourd qu'il avait lui-même l'air gavé. Merde, laissez-le la sortir sa vanne!
Il est donc 23h passées quand on arrive à l'hôtel, assez concentrés dans l'angoisse d'oublier toutes les vannes qu'on voulait ressortir. Baf découvre. C'est l'extase devant les sachets de thé et de café disposés à notre intention sur la table - et alors les bonbons sur l'oreiller, je vous raconte pas. Je venais de le lui faire remarquer, mais non, il m'écoute jamais et "oooh mais on peut chauffer l'eau!". C'est pas grave : le lendemain il maudira en secret cet engin, parce qu'un connard dans la chambre à côté aura "passé la nuit à se faire du thé avec".
Le lendemain, chance, il fait super beau, pas un pet de vent, on va pouvoir arpenter ma ville préférée sous la température idéale. Il est un peu moins de 9h quand je sors de la salle de bain en ayant bien dormi, et réveille - apparemment - Baf, qui n'a pas bien dormi. Gomen, mais au moins, grâce à moi, de temps en temps tu vois le matin hun! Huuun?
Facture, carte de la ville, on est parés, on sort direction : place de la Comédie, pour le ptit déj. Baf ne connaît pas la ville que j'adore, alors - hinhin - c'est plus ou moins à moi de le guider. Que personne n'écoute cette mauvaise langue : si j'ai un peu galéré à un moment pour retrouver le centre, sans moi, il n'aurait jamais atteint la place de la Comédie. Kss ksss. Et encore moins découvert le si beau centre de Montpellier! Hun? Hun? Hun? Avoue au moins!
Bref. On se découvre un café fétiche (on fait ça partout où on va en fait, on doit vraiment être des graines d'ivrognes). Puis on part faire fumer mon compte. Oui, surtout le mien, mais c'est normal, j'avais décidé de me "faire plaisir". Ahem.
Vers 13h, déjà exténués, on s'arrête à un resto italien, faute de trouver un sushi bar moins cher et avec plus de sushis que le resto japonais à côté. Arpenter Montpellier, c'est crevant hun. Le Polygone, Sauramps, la rue de l'Argenterie, le reste du centre.... Un petit passage au "Dolce Italia" à midi (enfin, presque) aura été très agréable pour récupérer de tout ça. Et très bon :3
Il doit être 14h quand on repart à la conquête de Montpellier. Et 17h passées quand on s'échoue à la gare, crevés. Je crois avoir remercié une divinité quelconque pour l'absence de grève ou de retard, parce qu'à mon avis, on aurait eu du mal et ça aurait gâché la journée - si bonne au demeurant.
On attrape donc notre train sans encombres (si ce n'est qu'on apprend que seule la tête du train part et que le cul reste, ce que je n'ai toujours pas compris) et le voyage de retard se fait - presque - de la même manière. Je dis "presque" parce qu'un gamin a fait chier tout le wagon, jusqu'à ce que sa mère comprenne que la seule bonne méthode c'est la baffe. Mais dans l'ensemble, on a survécu, et même pas dormi.
Par contre, la nuit même, je peux vous dire qu'on a ronqué dur...
Samedi 24 à Montpellier donc,
on adore, tout simplement.
A refaire, chaque fois que je pèterai un plomb :) Je vous rassure (et Baf rassure ton compte en banque), en vrai de vrai, c'est pas si souvent.
mercredi 1 août 2007
"Loin de moi l'idée de vous faire une soirée diapos..."
Mais ces deux photos made by Bv sont vraiment les plus belles (l)
1 : le parc de... Borelli (c'est ça le nom didonc?)
2 : des Calanques trouvées par hasard.
lundi 30 juillet 2007
Dans la maison, où y a des bêtes...
Au moment où je commence à écrire ce post...
... Il y a une Bv qui fait sa sieste ("bonne nuit!") et un Bf qui parle avec son papa au téléphone pour dire comment il gobe les sushis (quand il arrive à les attraper, mais ça il le dit pas). Et accessoirement une G qui essaie de l'emmerder, mais il l'écoute pas. (Je suis désespérée.)
Et de manière générale, il y a des batailles sanglantes.
Bv : AAAAAAAAAAAH Y A UNE GROSSE BETE SUR LE MUR!! BAF APPORTE LE FLINGUE!
G : oo;
Bf : Elle est où?
Bv : Là, sur le mur! Je peux pas l'écraser, donne le flingue!
G : oO; Un... Un coup de pantoufle nah? Vous allez pas tirer dessus avec ça!
Bv : mais si! *vise* (*en tremblant*)
*paf*
Une bille tirée ; la bête est ratée mais bouge.
Bv : rah merde. *vise derechef*
*paf*
Bv : Aaah elle est tombée!
G : Elle a mouru?
Bv : Nan elle bouge!!
Bf : Atta, laisse moi essayer!
G : *retourne bouquiner parce que de toute façon les bêtes ça monte pas les escaliers tandis que deux andouilles lui tirent dessus avec un pistolet à billes*
Bv : PUTAIN ELLE BOUGE ENCORE! CHOPE LE BALAI VITE!
G (du salon) : Vous êtes déjà en bas?
Bf : *entend rien* 'tention elle bouge encore!! *PAF*
Bv : *entend pas plus* Putain mais elle veut pas crever! *BAM*
G : ^^;
Bf : Elle bouge toujours! Utilise le balai!! *PAF*
G : *rassure le chat venu se réfugier*
Bv : AAAAAAH ELLE VA SOUS LA MARCHE! *BAM BAM BAM*
G : Oo;
le chat : OwO;;
Bf : MERDE ELLE VIT ENCORE!
Bv : rah laisse tomber, on peut plus l'avoir.
G (au chat) : La bête a vaincu.
Bilan : le pistolet pété par un Bf fébrile, des billes partout, une bébête blessée en liberté quelque part avec une soif de revanche à étancher.
Même avec des araignées qui friment à la cuisine
Bv : merde, une araignée!
G : DE Q... Où ça? *se place bien au centre de la pièce* Ah... Elle est pas trop grosse, ça va...
Bv : *chope le balai*
G : Tu vas la tuer avec ça? Remarque c'est mieux que le faux flingue...
Bv : Ouais. *assome la bête à coups de balai*
Bf : J'crois qu'elle est morte.
G : Beuh. *passe à la bouffe*
Deux minutes plus tard.
G : Elle est où l'araignée? Tu l'avais tuée non?
Bv : Ouais ouais, elle est là.
G : ... Tu vas la laisser là, par terre?
Bv : mh?
G : T'imagines si les chats essayaient de la bouffer?? Beuuhh.
Bv : ... *poubelle*
Bilan : une G qui n'a pas eu à tremper dans l'affaire, l'atroce image d'un chat bouffant une araignée morte dans les esprits, l'araignée à la poubelle et des chats qui s'en branlent.
Ou qui apprennent à nager. (sans grand succès)
Bv : Ouais bah y avait une araignée, une grosse, aux chiottes. Paraît que c'était normal en plus.
G : Gn. Elle y est toujours?
Bv : Bah non, en fait j'avais laissé la cuvette ouverte, et un matin je l'ai retrouvée dans les chiottes.
G : ... Elle faisait la planche?
Bf : ...
Bv : J'sais pas, je crois pas.
G : Mh. ... Mais t'as tiré la chasse hun?!
Bv : Ah bah oui quand même, avant d'aller pisser...
G : Ah. Ca l'aurait pas fait quand même de pisser au-dessus d'une araignée.
Bv : 'clair.
Bf : ...
Quand elles n'incarnent pas la Légende du Placard du Couloir Maudit.
G : Y a un doseur ici ou je dois faire marcher mon intuition féminine pour les crèpes?
Bv : Euh, je sais pas, j'en ai pas trouvé. Peut-être dans les placards là-bas, mais faut aller voir...
G : ... Là où toutes les bestioles de la maison squattent?
Bv : ... Ouais...
G : ... Baaaaaaf? Tu peux aller voir s'il y a un doseur dans les vieux placards là-bas? (l)
Bf : Hééé? Mais je m'occupe de la vaisselle!
G : T'embêtes pas pour ça, je m'en occupe! Tu la reprendras au retour, mmhhhh? (l)
Bf : ... Ksss. Pourquoi toujours moi?
G : Merci t'es chou ^^
Bf : ... J'avais pas dit oui.
Et au moment où enfin je termine ce post, je suis dans ma maison, loin de la campagne et ses bestioles, mais aussi un peu trop loin, comme Baf, de Boubette et Ju avec qui j'ai passé une très, très, très bonne semaine =)
Merci (l)
Spéchieul dédicace aux araignées que je n'ai pas eu le privilège de rencontrer (heureusement sinon j'aurais jamais eu ce courage qui a impressionné tout le monde, c'est à dire celui d'aller et venir à la cave). Je vous aime bien de loin.
Spéchieul dédicace à Bv, Ju et Baf pour la "Surprise" =) Je vous aime de loin et de près, tout pareil.
Spéchieul dédicace à tous ceux qui ont pensé à mon anniversaire, et à ma Ju-chan pour son cadeau (ainsi que les 4 euros que tu as finalement gardés niéhéhé x3).
Spéchieul dédicace au soleil, qui est revenu, et qui a été de la partie pour la semaine marseillaise. Du beau boulot mon gars. Même un peu trop parfois.


